Au St-Esprit, la messe prend son temps une fois par mois

Depuis décembre, la paroisse du St-Esprit (12e) propose une « messe qui prend son temps » une fois par mois, le dimanche soir. Son curé, le P. Stanislas Lemerle nous en explique le principe.

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La messe qui prend son temps au St-Esprit (12e) réunit environ 400 personnes un dimanche soir par mois.
© Bruno Parnaudeau

Paris Notre-Dame : En quoi consiste une messe qui prend son temps ?

P. Stanislas Lemerle – C’est une autre manière de vivre la messe. Nous invitons les fidèles à prendre le temps de se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, en la méditant et en la partageant.

P. N.-D. : Comment se déroule une telle célébration ?

P. S. L. – Au St-Esprit, la célébration commence par un temps de louange juste avant la messe proprement dite. La liturgie suit un cours normal jusqu’à la lecture de l’Évangile. Cette lecture est immédiatement suivie d’un chant de méditation, puis d’un temps de silence de cinq minutes. Les fidèles se retrouvent ensuite en petits groupes de cinq à six personnes. Le temps d’échanger sur un mot, une phrase ou une attitude qui a touché l’un ou l’autre. Le célébrant propose alors trois pistes de réflexion à l’assemblée. L’Évangile est relu une seconde fois. Suivi là encore d’un temps de silence. Puis d’un nouveau temps d’échange, cette fois sur ce que le texte dit au fidèle. Une troisième et dernière lecture de l’Évangile intervient, conclue par un bref commentaire du prêtre. La célébration reprend alors son cours.

P. N.-D. : Une messe qui prend son temps, c’est une messe qui dure plus longtemps ?

P. S. L. – Non, pas tant que cela. Elle dure environ une heure et quart. L’homélie, après la troisième lecture de l’Évangile, est vraiment brève. Et au St-Esprit nous ne faisons pas la prière universelle pour mieux se consacrer au Credo. Nous avons aussi écarté l’idée de faire des remontées de groupes. Je craignais que cela allonge le temps de la messe.

P. N.-D. : Pourquoi cette proposition ?

P. S. L. – C’était une demande des paroissiens. Un nouveau groupe motivé s’est constitué et nous avons travaillé au déroulement d’une messe. Même si cette célébration a lieu une fois par mois, j’y ai vu une façon de dynamiser les messes du dimanche. Pour la première, en décembre, nous devions être à peu près 400. Ce qui est intéressant c’est que si des fidèles de la messe du dimanche soir se sont tournés vers d’autres célébrations dominicales, certains paroissiens ont volontairement choisi cette messe de 19h. Et de « nouvelles têtes » sont apparues. • Propos recueillis par Éric de Legge

A Saint-Ignace (6e), la proposition touche les jeunes

En près de quinze ans d’existence, la messe qui prend son temps (MT) de St-Ignace (6e) est devenue un rendez-vous hebdomadaire très apprécié des jeunes professionnels et des étudiants parisiens. « Cette proposition rejoint les jeunes et leur convient bien », constate le P. François Boëdec, chapelain de St-Ignace. « Dans leurs semaines chargées, la MT constitue une respiration où ils viennent prendre le temps de se poser devant le Seigneur en se nourrissant de sa Parole et de son Corps. La MT est adaptée à leur croissance spirituelle, avec un vrai temps d’enseignement. Car cette génération sollicite de plus en plus un enracinement spirituel solide. » Riche de cette expérience, la MT propose également plusieurs autres propositions où la dimension communautaire est importante : partage d’Évangile, groupe de prière, initiation à la théologie, randonnée mensuelle, animation de messe en prison…

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