« Ce qu’il a promis, Dieu a aussi la puissance de l’accomplir » (Saint Augustin)

Dieu a fixé un temps pour ses promesses, et un temps pour accomplir ce qu’il a promis. Le temps des promesses était le temps des prophètes, jusqu’à Jean Baptiste ; à partir de lui et jusqu’à la fin, c’est le temps d’accomplir ce qui a été promis. Il est fidèle, Dieu qui s’est fait notre débiteur, non en recevant quelque chose de nous, mais en nous promettant de si grandes choses

Dieu a fixé un temps pour ses promesses, et un temps pour accomplir ce qu’il a promis.
Le temps des promesses était le temps des prophètes, jusqu’à Jean Baptiste ; à partir de lui et jusqu’à la fin, c’est le temps d’accomplir ce qui a été promis.
Il est fidèle, Dieu qui s’est fait notre débiteur, non en recevant quelque chose de nous, mais en nous promettant de si grandes choses. C’était peu de promettre : il a voulu encore s’engager par écrit, comme en dressant avec nous un contrat de ses promesses ; ainsi, lorsqu’il commencerait à s’acquitter de ses promesses, nous pourrions considérer dans l’Écriture l’ordre dans lequel il s’acquitterait de ce qu’il a promis. C’est pourquoi le temps de la prophétie, comme nous l’avons déjà dit souvent, était la prédiction des promesses.
Il a promis le salut éternel, la vie bienheureuse sans fin avec les anges, et l’héritage qui ne peut se flétrir, la gloire éternelle, la douceur de son visage, la demeure de sa sainteté dans les cieux, et, par la résurrection des morts, désormais aucune crainte de mourir. Telle est sa promesse, comme le but vers lequel se porte tout notre élan, et quand nous y serons parvenus, nous n’aurons plus rien à rechercher, plus rien à exiger. Mais selon quel ordre nous parviendrons à ce but final, il nous l’a montré par ses promesses et ses annonces.
En effet, il a promis aux hommes la divinité, aux mortels l’immortalité, aux pécheurs la justification, aux humiliés la glorification.
Cependant, mes frères, ce que Dieu promettait paraissait incroyable aux hommes : qu’à partir de cette mortalité, de cette corruption, de cet état humilié, de cette poussière et de cette cendre, ils égaleraient les anges de Dieu. Aussi n’a-t-il pas seulement fait un contrat écrit avec eux, pour qu’ils croient, mais il a établi un médiateur de leur foi. Non pas un prince, un ange ou un archange, mais son Fils unique. Ainsi devait-il montrer et donner par son Fils lui-même le chemin par lequel il nous conduirait à cette fin qu’il nous a promise.
Mais c’était trop peu pour Dieu de donner son Fils pour qu’il montre le chemin ; il a fait de lui le chemin, par lequel tu irais sous sa direction, le chemin que tu suivrais. 
Aussi le Fils de Dieu, qui devait venir chez les hommes, devait s’unir à l’homme ; par la nature qu’il épouserait, il devait devenir homme, destiné à mourir, à ressusciter, à monter au ciel, à siéger à la droite du Père, à accomplir parmi les nations ce qu’il avait promis. Et après avoir accompli ses promesses parmi les nations, il devait encore accomplir celle de revenir, et d’exiger ce qu’il a demandé ; de séparer les sujets de sa colère des sujets de sa miséricorde ; de donner aux impies ce dont il les a menacés, et aux justes ce qu’il leur a promis.
Tout cela donc devait être prophétisé, devait être annoncé, devait être souligné comme devant venir, afin que sa venue ne cause pas de frayeur, mais soit attendue avec foi.
Saint Augustin - Sermon sur le Psaume 109

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