Chapelle de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

État des lieux avant sa destruction prévue en mars 2012.

Saint Vincent de Paul a fondé l’Hospice des enfants assistés en 1638. Après la Révolution, il fut transféré en 1802 par Bonaparte dans les bâtiments de l’Oratoire, rue Denfert Rochereau. Il était sous la responsabilité des sœurs de Saint-Vincent de Paul. A partir de 1920, elles sont remplacées progressivement par un personnel médical laïc, jusqu’à leur départ en 1960.

L’ancienne chapelle de l’Oratoire a été réduite, transformée au cours des années, mais elle possédait toujours le « tour », ce cylindre divisé en deux, permettant de déposer anonymement à l’extérieur un bébé que l’on abandonnait et qui se retrouvait dans la sacristie. Maintenant que l’hôpital Saint-Vincent de Paul a fermé ses portes, jetons un dernier regard sur le reste de sa chapelle.

Une pièce rectangulaire, petite, un autel en bois simple peint en blanc avec l’emblème du Sacré-Cœur, est situé entre deux colonnes de soutien. Il est encadré par un autel à saint Vincent de Paul et un autre à saint Joseph. Le siège du célébrant est entouré de tabourets en velours rouge. A droite, un confessionnal classique XIXe siècle. En face de lui, la chaire à prêcher, impressionnante par sa hauteur dans une si petit pièce.

Au fond, une statue originale de saint Vincent de Paul avec deux enfants. Mais surtout, le baptistère, sur lequel furent baptisés des centaines d’enfants abandonnés. Les registres conservés et gardés aux archives diocésaines répertorient des centaines et des centaines de noms, parfois jusqu’à 30 par jour au début du XXe siècle.

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