Chapelle de l’hôpital Saint-Joseph

La chapelle de l’hôpital Saint-Joseph, au 185 rue Losserand, 14e, a été construite de 1899 à 1902 par Jacques Lequeux pour Mgr d’Hulst.

Malheureusement la voûte du chœur est en très mauvais état. La statue de la Vierge est entourée de 4 vitraux non figuratifs d’un bleu profond, mais les fentes laissent voir le jour, et l’ensemble tient grâce à des tirants. 

Elle est surtout intéressante par les vitraux de Mauméjean mis en place en 1947.

Dans la nef, six très grands vitraux figuratifs :

À droite : 
- Louise de Marillac qui porte la Règle des Filles de la Charité, soigne les malades, accueille les enfants trouvés.
- Saint Louis qui porte la couronne d’épine du Christ, rend la justice et soigne les pestiférés
- Sainte Geneviève qui porte le bateau symbolique de Paris, rend la vue à sa mère, ravitaille Paris assiégé.

À gauche : 
- Saint Vincent de Paul qui porte un enfant, fonde les Conférences de la Charité, est aumônier des galères
- Sainte Jeanne d’Arc qui porte l’épée, entend las voix, et participe au sacre du Roi
- Saint Denis en évêque, consacré par saint Paul et martyr à Montmartre

Un ensemble de vitraux non figuratifs complète l’éclairage avec des couleurs très intenses dues à la technique particulière caractéristique des ateliers Mauméjean : l’inclusion de nombreux cabochons épais de formes diverses souvent retaillés au marteau.

Caché dans un bureau au plus profond des bâtiments anciens de l’hôpital Saint-Joseph, l’oratoire de Notre-Dame de Consolation comporte un curieux vitrail de Carl Mauméjean. Il date de 1947, et montre une évolution technique intéressante. Il a été conçu pour être éclairé artificiellement.

L’éclairage d’origine a été remplacé par un néon qui, malheureusement, ne met en valeur que la partie centrale du vitrail. Il est placé à hauteur d’homme, et agit comme une icône, permettant un face à face avec le sujet : une Vierge paisible en prière. 

Par contre les points de couleur sombre sur certaines parties du vitrail ont une autre origine. En comparant le recto et le verso, on s’aperçoit que le verso du vitrail est moucheté d’un léger ciment pulvérisé en ayant protégé le visage et le voile, les mains et les pieds du sujet. Par transparence cela donne des points de couleur sombre.

Le haut et le bas du vitrail sont formés d’un ensemble de verres peints et de cabochons épais de formes diverses, caractéristiques de la maison Mauméjean. En particulier, l’auréole est faite de pièces de verre épais moulées et retaillées d’un jaune intense.

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