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"Clore l’Année de la miséricorde" : la chronique hebdo #2 de Mgr Jachiet

« Si les portes saintes sont refermées, que les portes de nos cœurs restent grandes ouvertes à l’accueil de la miséricorde divine et à sa mise en œuvre dans nos vies. ».

À écouter : Clore l’année de la Miséricorde

« Si les portes saintes sont refermées, que les portes de nos cœurs restent grandes ouvertes à l’accueil de la miséricorde divine et à sa mise en œuvre dans nos vies. ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris.

Quelle inspiration géniale cette décision du pape d’offrir au monde l’année sainte de la Miséricorde !

Une année entière nous a été offerte pour approfondir une dimension essentielle de l’amour divin, qu’on croit trop vite connaître mais qui nous est toujours trop étrangère.
Cette année nous a permis tant de belles démarches communautaires : des jubilés, des pèlerinages, des célébrations et des opérations de solidarité et de partage festif.
Cette année a pu faire toucher du doigt à chacun des points de conversion personnelle en s’appuyant sur les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle, sur le témoignage des saints, sur les appels du pape pour notre monde.
Cette année a été propice à des actes de demandes de pardon, des démarches de réconciliation, des retours au Christ par le sacrement de la confession.

Alors que cette année jubilaire s’achève, demandons-nous ce qui va en rester. Lorsque les évêques ont refermé les portes saintes dans les diocèses le 13 novembre et le pape le 20 novembre à Saint Pierre en la fête du Christ-Roi, le jubilé a pris fin. Les mesures exceptionnelles des pèlerinages jubilaires, d’indulgences spéciales, des Missionnaires de la Miséricorde ne sont plus en vigueur et de nouveau la vie de l’Église s’appuie sur sa pratique ordinaire. Nous espérons vivement cependant que tout ne sera pas redevenu comme avant. Si les portes saintes sont refermées, que les portes de nos cœurs restent grandes ouvertes à l’accueil de la miséricorde divine et à sa mise en œuvre dans nos vies.

Que demeurent vifs en nous : l’envie de recevoir le pardon de Dieu et d’en être transformés ; le désir de témoigner concrètement de la puissance du pardon sur la propagation de la violence et de la haine ; la volonté de faire preuve de compassion active et de charité fraternelle auprès de ceux que le malheur et la pauvreté ont atteint dans leur être et leur dignité.

Oui, demeurons sous l’emprise de la Miséricorde du Christ dont l’Église nous a fait saisir la douce puissance.

Chroniques “Annoncer l’Évangile au quotidien” de Mgr Denis Jachiet

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