« Comment parler du péché en 2017 ? »

Ce problème est bien en résonnance avec la commémoration des 500 ans de la Réforme, puisque la question initiale que pose Luther à l’Église de son temps est celle de la condition d’accès au salut en Jésus-Christ : les œuvres ou la foi ? Les indulgences posent de nombreuses questions … C’est donc un débat ancien, mais il reste actuel, car aujourd’hui le sens du péché doit être approfondi. En effet, l’évangélisation a pour caractère spécifique d’annoncer la libération de toutes les culpabilités mortifères et la vocation universelle à la sainteté. C’est bien cette annonce qui est première, ce qui ne nous rend pas indifférents aux attentes et aux angoisses de notre temps que nous partageons avec tous les hommes.

Du 14 au 16 mars, l’ISEO tiendra un colloque sur ce thème

Ce problème est bien en résonnance avec la commémoration des 500 ans de la Réforme, puisque la question initiale que pose Luther à l’Église de son temps est celle de la condition d’accès au salut en Jésus-Christ : les œuvres ou la foi ? Les indulgences posent de nombreuses questions : quel est leur lien avec le sacrement de la confession des péchés ? Qui a le pouvoir de les donner ? Peuvent-elles aider les défunts ? Le Pape peut-il vider le purgatoire ?

Mercredi 15 mars 2017 à 16h30, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, donnera une conférence publique à l’Institut Catholique de Paris : « Le péché et la grâce, sans indulgence ». L’Église catholique maintient la doctrine et la pratique des indulgences, tout en ayant pris en compte ce que la critique protestante a de pertinent. Elle y voit entre autres une occasion de nous rappeler que nous sommes aussi acteurs de notre salut et que la communion des saints nous fait expérimenter leur solidarité à notre égard. En même temps, l’Église catholique n’oublie ni que le Christ est l’unique médiation ni que la grâce est gratuite, car il ne s’agit pas de la « grâce à bon marché » – pour reprendre l’expression de Dietrich Bonhoeffer.

C’est donc un débat ancien, mais il reste actuel, car aujourd’hui le sens du péché doit être approfondi. En effet, l’évangélisation a pour caractère spécifique d’annoncer la libération de toutes les culpabilités mortifères et la vocation universelle à la sainteté.

C’est bien cette annonce qui est première, ce qui ne nous rend pas indifférents aux attentes et aux angoisses de notre temps que nous partageons avec tous les hommes.

P. Jérôme Bascoul

Voir Document, La pratique des indulgences et la célébration commune des 500 ans de la Réforme

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