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Comment vivre sa foi sans messe

La Vie – 18 mars 2020

Confinés, les catholiques ne peuvent plus se rendre à la messe. Comment nourrir sa foi sans ce rendez-vous dominical et, pour certains, quotidien ? Éléments de réponse.

Les prêtres ont célébré la messe dimanche 15 mars dans des églises vides.

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Si cette privation touche les fidèles, c’est parce que la messe est un élément fondamental de la vie chrétienne. « On le voit dans les Actes des Apôtres : dès le début, les chrétiens se sont rassemblés pour rompre le pain, explique Gilles Drouin, prêtre et directeur de l’institut supérieur de liturgie de l’Institut catholique de Paris. Il n’y a pas d’Église sans assemblée, car c’est en célébrant ensemble l’eucharistie que les chrétiens se constituent comme corps du Christ. » La messe n’est donc pas d’abord un rassemblement priant ou une obligation morale, mais bien plus : « Par la communion, nous devenons ce que nous recevons, nous devenons le corps du Christ », souligne le prêtre.

Les évêques qui avaient décidé de suspendre les célébrations publiques avant même l’annonce du Premier ministre ont d’ailleurs souligné la gravité de la mesure. « Cette décision est extrêmement douloureuse, car l’eucharistie est bien la source et le sommet de la vie chrétienne », rappelait ainsi Michel Aupetit, archevêque de Paris, dans un message adressé aux fidèles de son diocèse le vendredi 13 mars. Dès lors, il faudra réinventer une façon de vivre sa foi sans ce rendez-vous inscrit si profondément dans la vie des fidèles, et donner du sens à cette période incertaine.

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Approfondir leur foi

La prière permet par ailleurs de se relier aux autres et d’expérimenter des formes de communion. « On peut méditer les textes et les lectures de la messe, mais aussi prier la liturgie des heures, pour s’unir à tous ceux qui prient, notamment dans les monastères », explique Gilles Drouin. Pour le liturgiste, ce confinement forcé, un « carême », peut permettre aux fidèles d’approfondir leur foi. Guillaume Radenac, diacre du diocèse de Paris, placé dès le début de l’épidémie en quatorzaine préventive car il avait croisé la route d’un prêtre contaminé, en témoigne : « Seul pendant plusieurs jours, on accepte d’aller creuser au fond de soi-même. Pour ma part, j’ai redécouvert la proximité avec Dieu. »

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