L’Église
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À Paris

Communiqués de Mgr Georges Pontier et lettre de Mgr Pascal Gollnisch à leur retour d’Irak en juillet 2014

Suite à la visite d’une délégation conduite par le cardinal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch en Irak du 27 au 31 juillet 2014.

- Interview de la délégation de la Conférence des évêques de France auprès des catholiques irakiens à son retour

Communiqué de Mgr Georges Pontier, le 7 août 2014

Déjà dramatique, la situation des chrétiens d’Irak s’aggrave d’heure en heure. Le terrorisme aveugle compte, hélas, sur le relâchement estival de notre vigilance pour intensifier son chantage et ses odieuses exactions. Le voyage tout récent de la délégation de l’Eglise catholique en France vient de mesurer à quel point la population irakienne, dans ses diverses composantes, crie au secours. Entendrons-nous leur appel ? Nous saluons les récentes prises de parole des dirigeants de notre pays. Mais elles doivent se concrétiser davantage. C’est au niveau des Nations Unies que doit au plus vite s’organiser la plus ferme et la plus rapide des réactions, avant qu’il ne soit trop tard.

Les catholiques de France sont mobilisés dans la prière et l’action. Nos frères chrétiens sont chez eux en Orient ! La communauté internationale est indigne d’elle-même si elle ne protège pas toutes les minorités de la planète.

Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des Évêques de France

Extrait d’une lettre de Mgr Pascal Gollnisch du 8 août 2014

Je reviens d’Irak où nous sommes allés, avec le Cardinal Barbarin et Mgr Dubost, en émissaires de l’Église catholique de France, porter un message d’espoir et de solidarité à nos frères chrétiens.

Comme vous le savez sans doute, l’organisation appelée État Islamique s’est emparée de la ville de Mossoul. En juin déjà, 500 000 habitants avaient dû quitter la ville. Début juillet, les djihadistes ont franchi une nouvelle étape en marquant les portes des maisons chrétiennes de la lettre ن « Noun », pour « nazaréens ». Ceux qui étaient restés ont ainsi dû fuir sous peine de mort.

Ces hommes et ces femmes ont été profondément traumatisés, atteints dans leur dignité. Présents dans cette ville depuis deux mille ans, ils ont accepté de tout perdre en raison de leur foi (papiers, travail, maison, argent, bijoux, souvenirs, logement, vêtements).

Plusieurs milliers de familles se sont réfugiées dans les villages chrétiens de la plaine de Ninive. « Elles sont dans une situation de douleur, de précarité et d’urgence » souligne le patriarche chaldéen Louis Raphaël Sako.

« Nous sommes face à un enjeu de survie immédiate, explique Mgr Dubost. Même si l’immense majorité du peuple irakien s’est montrée solidaire en ouvrant paroisses, écoles, salles communes, maisons aux déplacés, la situation est complètement catastrophique ! »

Un dilemme profond naît finalement dans le cœur de beaucoup : faut-il partir ou rester ? Le patriarche irakien leur dit : « Vous êtes libres, mais c’est notre pays. » Pour lui « les chrétiens ne veulent pas partir, ils subissent l’idée de devoir partir. Ce n’est pas du tout la même chose ».

« De jour en jour, grâce à votre venue, on voyait leur espérance grandir, confiait-il à notre délégation. Nous avons besoin de communion de cœur et de prières. Ne nous oubliez pas ! »

2014

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