Confirmation : un engagement et un nouveau départ

Sceller un retour à la foi, poser un geste pour s’engager, demander la grâce de suivre le Christ. Pour Emmanuel, Pascal et Nathalie, c’est le sens du sacrement de la confirmation, qui leur sera donné à N.-D. de Paris par le cardinal André Vingt-Trois, lors de la vigile de Pentecôte le 23 mai, avec près de 400 autres adultes.

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Emmanuel, 30 ans, Chef de projet digital
Ste-Trinité (9e)

« La musique comme élément déclencheur »

« Après avoir grandi dans une famille pratiquante, je me suis éloigné de l’Église à l’adolescence. Il était devenu difficile de se lever le dimanche matin pour aller à la messe. Mais même si je ne pratiquais plus, je n’ai jamais perdu la foi. Petit à petit, à la faveur de “bonnes rencontres”, je me suis retrouvé à l’âge adulte sur le chemin de l’Église. La musique a joué dans ce parcours un élément déclencheur, et notamment le festival des “36h Saint-Eustache”. Je me suis investi dans la communication de cet événement, car je suis un grand amateur de musique, et cela m’a remis sur les rails. La beauté de la liturgie et l’approfondissement des textes bibliques ont également favorisé ce retour. C’est au cours de la préparation au mariage avec ma femme, Alice, que nous avons décidé ensemble de nous préparer à la confirmation. La préparation a été très riche et c’était très beau d’être à deux pour en parler. Ce sacrement scelle mon retour à la foi, je n’ai plus peur d’en parler, même au travail, ce qui me semblait impossible il y a un ou deux ans. »

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Nathalie, 49 ans, Technicienne biologiste
St-Esprit (12e)

« Ne plus être spectatrice »

« Élevée dans une famille pratiquante, j’étais en pension pendant mes années de lycée et je n’ai pas fait ma confirmation à ce moment-là. J’allais toujours à la messe, puis j’ai perdu pied à la suite d’un drame personnel : l’assassinat de ma marraine. Je fréquentais l’Église de façon ponctuelle, pour faire plaisir à ma mère. Puis, mon père est tombé malade. À sa mort, j’ai repris peu à peu de façon plus sérieuse le chemin de la foi. En 2014, à l’occasion d’une tombola paroissiale, j’ai gagné avec ma mère un voyage à Lourdes, et j’y ai ressenti un appel très fort par l’intermédiaire de la Vierge Marie. Un jour, j’ai pris un tract de la paroisse en allant à la messe, et j’ai décidé d’appeler. On m’a aiguillée vers le prêtre chargé du catéchuménat. On m’a confiée à un accompagnateur, que je voyais tous les quinze jours, sans compter notre réunion mensuelle en groupe. Grâce à ces rencontres, j’ai redécouvert les textes bibliques avec un regard complètement nouveau, je les ai compris, alors qu’avant l’Évangile me semblait lointain. Je suis de nature anxieuse, je compte sur la confirmation pour m’apporter la sagesse. Aujourd’hui, je reviens à l’Église de ma propre volonté, et non plus en spectatrice. »

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Pascal, 49 ans, Gérant dans la restauration
N.-D. de la Gare (13e)

« Une recherche personnelle intense »

« Issu d’une famille ouvrière croyante mais pas pratiquante, j’ai été baptisé enfant sans avoir l’occasion par la suite d’approfondir ma foi. J’ai reçu plusieurs fois un appel très fort, je sentais que le Seigneur m’appelait à le suivre, mais je n’ai pas répondu. Au fil des rencontres et par une recherche personnelle intense, j’ai décidé un jour de franchir le pas et d’appeler le prêtre de la paroisse à côté de chez moi. J’avais perdu tous mes repères, c’est ce qui m’a poussé à faire cela. J’avais ce que je voulais du point de vue matériel, mais ma vie manquait de sens. Le prêtre m’a reçu et nous avons eu un échange. J’ai été touché par le réconfort de sa parole et sa grande compréhension. Je lui ai expliqué que je souhaitais découvrir l’Église, m’y investir, que ce désir venait de loin. Le sacrement de la confirmation est une réponse, l’étape obligée d’un engagement, une évidence. Je veux continuer dans ce chemin, pour répondre à la belle vocation du chrétien. »

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