L’Église
Catholique
À Paris

Interview du cardinal André Vingt-Trois dans La Croix

Propos recueillis par Isabelle de Gaulmyn et François-Xavier Maigre et parus le 19 septembre 2011.

L’été 2010, vous avez fait preuve de « vigilance » en attirant l’attention de l’opinion sur le sort réservé aux Roms. Avez-vous le sentiment d’avoir été entendu ?

J’espère, même si je ne suis pas sûr que les paroles qui ont alors été dites aient rejoint l’opinion publique, pas plus d’ailleurs que les catholiques eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux pensaient même que nous avions tort. Et il serait optimiste de penser que l’Eglise a eu un rôle déterminant. Le problème, c’est que dans le fonctionnement public, ce genre de question ne relève pas seulement du sens mais aussi de la gestion d’image. Ainsi, le discours de Grenoble a campé une image du chef de l’Etat qui ne correspondait pas forcément à des convictions très radicales. De même, les réactions que nous avons pu avoir n’étaient pas forcément toujours bien accueillies par tous. Comme souvent, chacun demande à l’Eglise d’intervenir, pourvu qu’elle défende ses propres convictions.

Toutefois, si l’intervention de l’Eglise n’est pas forcément approuvée, elle est souvent attendue. L’opinion, et pas seulement l’opinion catholique, nous attend sur ces questions. Ensuite, il y a un autre jeu d’influences à ne pas sous-estimer : les hommes politiques, du moins certains, attendent les prises de positions de l’Eglise, qui les confortent dans leur propre réflexion et leur permettent ensuite d’intervenir. Enfin, les hommes et les femmes politiques ont une âme ! Ils peuvent être sensibles à nos arguments, à condition que cela ne soit pas fait sur le mode de la croisade, de la suspicion ou de l’opposition systématique.

- Lire l’intégralité de linterview du cardinal André Vingt-Trois dans la Croix : « Nous devons réviser nos modes de consommation »

Interventions du cardinal André Vingt-Trois

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