Dans la lumière de la Résurrection (Michel Ramsey)

« C’est une entreprise désespérée que de vouloir bâtir un Évangile chrétien sur les paroles de Jésus en Galilée en les séparant du sommet que constituent le Calvaire, Pâques et la Pentecôte. …Il est donc à la fois historiquement et théologiquement nécessaire de commencer avec la Résurrection. C’est d’elle en effet que procèdent, par une relation historique directe, la prédication chrétienne, le culte chrétien, la foi chrétienne. »

« Nous avons tendance à croire que, même si la Résurrection est le sommet de l’Évangile, il y a pourtant un Évangile qui tient debout et qui peut être compris et correctement interprété avant que l’on ait abordé la Résurrection.

« Les premiers disciples ne pensaient pas ainsi. Pour eux, l’Évangile sans la Résurrection n’était pas seulement un Évangile sans son dernier chapitre : ce n’était pas un Évangile du tout. Jésus-Christ avait, il est vrai, enseigné et accompli de grandes choses ; mais il n’avait pas permis aux disciples de s’y reposer. Il les avait conduits vers le paradoxe, la perplexité, les ténèbres, et il les avait laissés là. Ils y seraient demeurés s’il n’était pas ressuscité.

« Mais sa Résurrection jetait en arrière sa propre clarté sur la mort et le ministère qui la précédaient ; elle illuminait les paradoxes et révélait l’unité de ses paroles et de ses actes. Comme l’a dit Scott Holland :"Dans la Résurrection, ce n’était pas seulement le Christ qui était enlevé à la mort, toute sa vie se dressait avec lui et se trouvait ainsi placée dans sa vraie lumière" (On Behalf of Belief, p. 12).

« C’est une entreprise désespérée que de vouloir bâtir un Évangile chrétien sur les paroles de Jésus en Galilée en les séparant du sommet que constituent le Calvaire, Pâques et la Pentecôte. Si nous faisons ainsi, nous prétendons connaître Jésus mieux que l’ont connu ses premiers disciples ; le récit de Marc nous montre combien complète était leur perplexité avant que la Résurrection ne leur fournisse la clé. Les traditions orales concernant Jésus n’ont été transmises, les relations écrites n’ont été composées que par ceux qui l’avaient déjà reconnu comme le Seigneur, ressuscité d’entre les morts.

« Il est donc à la fois historiquement et théologiquement nécessaire de commencer avec la Résurrection. C’est d’elle en effet que procèdent, par une relation historique directe, la prédication chrétienne, le culte chrétien, la foi chrétienne. »
Michael Ramsey (1904-1988), archevêque de Canterbury.

La Résurrection du Christ, coll. « Christianisme en mouvement »,
Casterman 1968, pp. 11 - 12. - mai 2018

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