De Poussin aux Rolling Stones

Claude Rutault

Galerie Saint-Séverin : De Poussin aux Rolling Stones, exposition de Claude Rutault présentée du 20 septembre au 31 octobre 2007
- 4 rue des Prêtres-Saint-Séverin - Paris 5e - M° : Saint-Michel, Cluny-La-Sorbonne.
- Maquettes pour ailleurs et plus tard


Texte original de Claude Rutault

maquettes pour ailleurs et plus tard

de poussin aux rolling stones ou les stations de la peinture
la présentation à la galerie saint-séverin applique les principes de définition/méthodes.

160 doubles toiles mobiles et 160bis simples toiles mobiles de 1986. devant cette boite fermée, aux dimensions modestes, le visiteur reste dehors. aucun contact physique avec la peinture isolée derriere sa vitre. maquettes : les dimensions réelles des œuvres sont indiquées sur les feuilles posées à plat dans la vitrine. actualisées, ces peintures imposeront la déambulation, pourront accueillir d’autres peintures, des papiers, des photographies...

maquettes constituées de petites toiles extraites de TRANSIT, utilisées telles quelles. peintes comme le mur elles deviendraient des peintures en réduction. des objets de vitrine. or, ce sont des maquettes. elles sont la suite d’un texte pour des circonstances aux paramètres encore inconnus ; des projets de peintures qui vont à la rencontre de ce texte à écrire, texte qui seul peut donner lieu à actualisation.

peintures réelles qu’il faut contourner en même temps que surfaces destinées à recevoir, à présenter, à porter le regard au-delà de leur simple présence. dans un rôle semblable à l’agencement du studio d’enregistrement des rolling stones de sympathy for the devil dans le film de jean-luc godard one + one, qui permet de monter la musique en conservant l’identité de chaque interprète, de même que le petit théatre, adaptable à n’importe quel tableau, permettait à poussin de définir avec précision les limites des différents plans, l’imbrication de l’ombre et de la lumière de son tableau, les parties et le tout.

mais à la différence du studio des rolling stones, personne n’a jamais vu le petit théatre de poussin. il ne s’agit donc pas de reconstitution, plutôt d’une construction qui reflète sans doute plus mes préoccupations que celles de poussin. à chacun s’il le désire, en faisant le tour de la salle les saisons au musée du louvre de se faire son cinéma, imaginant quelle pouvait être pour chaque toile le décor sur et avec lequel poussin peignait le printemps, l’été...

claude rutault septembre 2000

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