Décès d’Elisabeth Moltmann-Wendel, figure de la théologie féministe

Élisabeth Moltmann-Wendel, une des figures de la théologie féministe, est décédée le 7 juin 2016 à l’âge de 89 ans à Tübingen, a annoncé l’Église évangélique en Allemagne (EKD) le 10 juin. Représentant une théologie venant “d’en bas” par contraste avec une théologie “d’en haut”, la théologienne protestante a été notamment corédactrice en 1991 du Dictionnaire de théologie féministe.

Élisabeth Moltmann-Wendel, une des figures de la théologie féministe, est décédée le 7 juin 2016 à l’âge de 89 ans à Tübingen, a annoncé l’Église évangélique en Allemagne (EKD) le 10 juin. Représentant une théologie venant “d’en bas” par contraste avec une théologie “d’en haut”, la théologienne protestante a été notamment corédactrice en 1991 du Dictionnaire de théologie féministe.

La théologienne s’est beaucoup intéressée aux femmes de l’entourage de Jésus (Voir son livre The Women around Jesus, Londres 1982) et a milité pour la libération des femmes en développant des arguments bibliques et théologiques. La théologienne avait reçu plusieurs prix prestigieux, dont, en 1997, à Lucerne, le Prix Herbert Haag “Pour la liberté dans l’Église”.

Récipiendaire du Prix Herbert Haag “Pour la liberté dans l’Église”, Élisabeth Moltmann-Wendel était l’épouse de Jürgen Moltmann, né à Hambourg en 1926, considéré comme l’un des plus importants théologiens protestants du XXe siècle. Ils ont publié ensemble Dieu, homme et femme (1984).

Jürgen Moltmann avait rejoint l’itinéraire de son épouse, engagée dans la théologie féministe depuis 1974. Tous deux plaidant pour “ une nouvelle communauté d’hommes et de femmes ”, égalitaire, non hiérarchique, en référence à l’épître aux Galates (3.28), où saint Paul écrit qu’il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, “ car tous sont un en Jésus Christ ”.

Les théologies féministes venues des États-Unis sont nées aux États-Unis dans le sillage des mouvements d’émancipation et des mouvements pour l’ordination des femmes des années 1965. Elles sont arrivées en Europe une décennie plus tard. Cette réflexion a également gagné les pays du Sud, où se développent des théologies féministes dans le contexte des sociétés du tiers-monde. Ces théologies tentent une “ déconstruction critique ” du langage, des modèles et des interprétations de la tradition chrétienne, critiquant l’image trop exclusivement masculine propagée par les Églises d’un Dieu Père, Roi, Seigneur. Elles développent une recherche pour dire le divin au féminin. Le 11 juin 2016, par Jacques Berset
Source : cath.ch-apic/com/be

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