Derniers jours avant les JMJ

Plus qu’une dizaine de jours avant le départ pour les 4316 JMJistes parisiens... C’est l’heure des derniers préparatifs, dans l’impatience de vivre ce temps fort avec les jeunes du monde entier et le pape François à Cracovie.

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Le groupe de N.-D. du Travail, gonflé à bloc par la joie du départ ! © FRANÇOIS POTEZ

« Ça y est, on va vraiment partir ! » Voilà un an qu’Émilie Leclerc, 28 ans, se prépare
aux JMJ chaque mercredi soir à N.-D. du Travail (14e). Pour cette responsable d’un groupe de douze jeunes, ces derniers jours avant le départ sont marqués par « l’impatience et la joie » à l’idée de « rencontrer le pape et d’autres jeunes cathos, pour se laisser bousculer par le Christ ». « Aujourd’hui, il ne me reste plus qu’à vérifier que tous les dossiers sont bien complets, avec les papiers de chacun, et les fiches sanitaires », explique-telle simplement. Une attention partagée par tous les responsables de groupe, car les contrôles aux frontières polonaises, rétablis depuis début juillet, pourraient être longs... Rien n’entame pourtant l’enthousiasme des jeunes. « Il ne m’est pas venu à l’esprit de m’inquiéter d’un attentat », assure Baudouin Auzou, 26 ans, engagé dans l’équipe qui gère les transports pour le groupe de St-Germain-des-Prés (6e), l’un des plus gros du diocèse, avec sept cents pèlerins. Pour lui aussi, ces derniers jours sont « stimulants, car tout devient extrêmement concret ». Et si des détails restent toujours en suspens, il faudra « faire confiance à la débrouillardise des Polonais ».

Avec 4316 inscrits, Paris est le diocèse de France qui envoie le plus de jeunes aux JMJ. Outre les routes diocésaines ou particulières, la délégation rassemble les groupes de l’Arche et de la communauté de l’Emmanuel, soit cent trente-quatre propositions différentes. Tous se retrouveront pour vivre un temps fort diocésain à Auschwitz, le 25 juillet, avec Mgr André Vingt-Trois. À l’image des statistiques nationales, les jeunes pèlerins parisiens sont à 60% des femmes, et plus de la moitié ont 21 ans ou moins. Quatre-vingt-huit d’entre eux, appartenant à dix-huit groupes, ont été aidés pour fi nancer leur inscription par des donateurs du diocèse, à hauteur de 27 000 euros. Ils seront accompagnés de 87 prêtres, 50 séminaristes et 2 évêques.

Dans leur sac, ils pourront glisser leurs marinières, le signe distinctif que porteront les 34 000 Français inscrits. Et leur Livret du Pèlerin, élaboré par les diocèses d’Île-de-France et la revue Magnificat. Celui-ci contient les textes des offi ces, ainsi qu’un parcours spirituel en douze étapes pour mieux comprendre la miséricorde de Dieu, des chants, et un mini-lexique franco-polonais pour faciliter la rencontre avec les familles, chez qui ils vivront pendant la semaine diocésaine, juste avant de rejoindre Cracovie. « C’est souvent la semaine qui soude le groupe et permet une forte expérience spirituelle », observe Émilie, qui a déjà participé aux JMJ de Cologne et de Madrid. « Attention à ne pas voir les JMJ seulement sous l’angle de la fête et de la foule, conseille-t-elle aux plus jeunes. N’oubliez pas que le Christ vient pour chacun d’entre vous, personnellement. » ❏ Gwénola de Coutard

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© STUDIO HARCOURT

DES MESSES EN MÉMOIRE DE SOPHIE MORINIÈRE
À la demande des parents de la jeune fille, décédée dans un accident de car pendant les JMJ de Rio, le 17 juillet 2013, chacun des groupes des JMJ de Paris célèbrera une messe à son intention au moment de partir vers Cracovie. ❏ G. C.

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