Des jeunes théologiens pensent l’unité de l’Eglise

Après la thèse du père Pascal Nègre, dans notre dernier numéro, nous relayons le propos du père Amphilochios Miltos, prêtre orthodoxe du diocèse de Volos, en Grèce, qui a soutenu une thèse de doctorat conjointe au Theologicum de l’Institut catholique de Paris et à l’Université Panthéon-Sorbonne. Nous attendons que ces travaux universitaires puissent être publiés et qu’ainsi une nouvelle génération de théologiens puisse apporter sa contribution au dialogue œcuménique.

 
Nous avions eu l’occasion de présenter dans "Œcuménisme Informations" la thèse du père Pascal Nègre, responsable au Séminaire de Paris, enseignant à l’École Cathédrale et à la Faculté Notre-Dame, qui, dans sa thèse, fait dialoguer l’ecclésiologie du métropolite Jean Zizioulas de Pergame et celle du cardinal Walter Kasper. Aujourd’hui, nous relayons le propos du père Amphilochios Miltos, prêtre orthodoxe du diocèse de Volos, en Grèce, qui a soutenu une thèse de doctorat conjointe au Theologicum de l’Institut catholique de Paris et à l’Université Panthéon-Sorbonne.

En voici l’argument :
« La synodalité est un thème actuel, tant pour le dialogue théologique bilatéral entre les Églises catholique et orthodoxe qu’à l’intérieur de chaque Église. Le pontificat du pape François a mis l’accent sur la synodalité et l’Église orthodoxe vient de réaliser son Grand et Saint Concile (Crète, juin 2016). Le Concile Vatican II, en 1964, a promulgué la doctrine de la collégialité épiscopale (les évêques constituent un collège qui succède au collège des Douze Apôtres), doctrine qui devait rapprocher les ecclésiologies catholique et orthodoxe. Cependant, les théologiens orthodoxes ne se sont pas retrouvés dans cette doctrine. Cinquante ans après sa promulgation, on remarque par ailleurs que la mise en œuvre de la collégialité épiscopale dans l’Église catholique est plutôt limitée. Cette étude a tenté de confronter les notions de collégialité épiscopale et de synodalité épiscopale, en vue d’une compréhension commune, entre catholiques et orthodoxes, de la place des évêques au sein de l’Église entière. Partant du constat que la synodalité épiscopale, telle que l’entendent les orthodoxes, ne coïncide pas avec la doctrine de la collégialité épiscopale, telle qu’elle a été formulée au Concile Vatican II, le présent travail s’est penché sur les fondements de cette dernière, afin de rechercher comment la tradition commune originelle des deux Églises conçoit la synodalité épiscopale. Le retour aux sources communes, à savoir bibliques, patristiques et dogmatiques, est proposé comme base d’une entente sur les questions du ministère épiscopal et de la synodalité des évêques. Une telle entente s’avère indispensable afin d’aborder d’autres questions controversées, notamment celle de la primauté romaine. »

Nous attendons que ces travaux universitaires puissent être publiés et qu’ainsi une nouvelle génération de théologiens puisse apporter sa contribution au dialogue œcuménique.
 
Père Jérôme Bascoul - juin 2017

Éditorial

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