Editorial du Père Jérôme Bascoul - été 2018

Les jours des fiertés

Les jours des fiertés
Montrer au plus grand nombre qui l’on est, pour sortir de la marginalité, et accéder à la
reconnaissance, telle est l’ambition des marches des fiertés qui arpentent les pavés de nos capitales. Il existe une variante évangélique, la « marche pour Jésus », qui veut témoigner publiquement et joyeusement de sa foi. Une autre initiative de témoignage public et œcuménique est l’événement Chrétiens en fête, qui a rassemblé 1400 personnes.

Montrer au plus grand nombre qui l’on est, pour sortir de la marginalité, et accéder à la reconnaissance, telle est l’ambition des marches des fiertés qui arpentent les pavés de nos capitales.

Il existe une variante évangélique, la « marche pour Jésus », qui cette année a eu lieu le 26 mai à Paris et dans quelques villes de province ; il s’agit de témoigner publiquement et joyeusement de sa foi. Une autre initiative de témoignage public et œcuménique est celle-là : le « Jour du Christ » qui a organisé l’événement Chrétiens en fête le samedi 9 juin au stade Yves du Manoir à Colombes en rassemblant 1400 personnes dans la tribune historique, qui vit l’ouverture des jeux Olympique de 1924 devant à peine plus de monde d’après les documents photographies d’époque.

La dimension œcuménique du rassemblement de Colombes était marquée par une assemblée composée surtout d’évangéliques et de catholiques, des fidèles de l’EPUdF, de quelques anglicans et d’un petit groupe de chrétiens égyptiens de toutes confessions, orthodoxes, catholiques et protestants.

Les orthodoxes en France veulent aussi manifester publiquement leur foi car, ce même samedi, ils étaient rassemblés pour les 2èmes journées de l’orthodoxie en France.

Au programme de cette journée orthodoxe : une divine liturgie le matin à la cathédrale Saint-Étienne de la rue Bizet et une rencontre sur le point de vue orthodoxe relatif aux questions bioéthiques, au centre spirituel du Quai Branly. Tous ces rassemblements évoqués ne regroupent pas des foules assez significatives pour faire des événements dont on parle dans les médias. Ils rassemblent aussi beaucoup moins de monde que celui que nous touchons chaque dimanche dans tous les offices célébrés dans nos temples et nos églises. Organiser, communiquer, diffuser, autant de verbes que nous voulons mettre au service de l’évangélisation.

Au COE de Genève en juin, lors de sa visite, le pape François prenait l’image de la marche comme méthode pour aller vers l’unité, et il nous invitait à ne pas réduire la recherche de l’unité à des thématiques humanistes, mais il a uni la recherche de l’unité à l’évangélisation.

Ceci est une orientation nouvelle qu’il ne faut pas opposer au dialogue théologique, qui doit s’approfondir, mais touché par la dynamique de la marche missionnaire.
Père Jérôme Bascoul

Éditorial

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