Marche vers l’unité - juin 2016

Marche vers l’unité : concilier la hâte de faire la volonté de Dieu et les petits pas à vitesse constante.
D’abord le rassemblement des groupes œcuméniques parisiens où sœur Bénédicte nous a présenté l’aventure œcuménique des Diaconesses de Reuilly. Du coté de nos amis Orthodoxes, relevons l’intronisation de l’archevêque Jean de Charioupolis, exarque patriarcal des Églises orthodoxes russes en Europe Occidentale. Ces deux évènements sont une invitation à découvrir deux livres qui nous permettent de remonter l’histoire de la résurgence de la vocation religieuse consacrée dans le protestantisme français et l’histoire de la diaspora russe et de son inculturation en France à travers la biographie du Métropolite Euloge.

Marche vers l’unité : concilier la hâte de faire la volonté de Dieu et les petits pas à vitesse constante.

Entre autres événements récents de l’actualité de nos Églises nous avons vécu le rassemblement des groupes œcuméniques parisiens à la maison d’Unité, rue de Reuilly où après les échanges sur les projets en vue de la commémoration de la Réformation, sœur Bénédicte nous a présenté l’aventure œcuménique des Diaconesses de Reuilly. Du coté de nos amis Orthodoxes, relevons l’intronisation de l’archevêque Jean de Charioupolis, exarque patriarcal des Églises orthodoxes russes en Europe Occidentale, du patriarcat de Constantinople, qui a eu lieu le jeudi 26 mai à la cathédrale Saint Alexandre Nevsky de la rue Daru à Paris.

Ces deux évènements sont une invitation à découvrir deux livres qui nous permettent de remonter l’histoire de la résurgence de la vocation religieuse consacrée dans le protestantisme français et l’histoire de la diaspora russe et de son inculturation en France à travers la biographie du Métropolite Euloge.

Pour ce numéro du BOI, nous livrons l’intégralité de l’intervention orale que sœur Bénédicte nous a confiée et que nous publions bien volontiers. Son livre répond à une demande de la Communauté des sœurs de Reuilly, il participe au devoir de mémoire qui permet de se tourner vers l’avenir. C’est ainsi que, comme Saint Augustin d’Hippone, sœur Bénédicte explore le passé pour que cet exercice de mémoire vive, la pousse à confesser les misères de l’homme et les miséricordes de Dieu.

En effet le pasteur Vermeil et Caroline Malvesin sont à l’origine de la redécouverte par le Protestantisme français du XIXe siècle de la valeur évangélique de la consécration religieuse, dont Paul Tillich aurait pu dire qu’ils furent pour le protestantisme une « perte de substance catholique ». Sœur Bénédicte entreprend donc de nous faire revivre le cheminement de la communauté, à travers les personnes qui l’ont animée, des deux fondateurs et des prieures qui se sont succédées à son service. Cette relecture de l’histoire de la communauté des diaconesses de Reuilly « fait ressortir le fil rouge œcuménique présent depuis sa fondation » . En effet l’idée même d’une communauté religieuse dont les membres soient liés par l’obéissance est un défi lancé à l’intérieur même du protestantisme qui se réorganise en France à partir de la Restauration sous le règne de Louis-Philippe.

Bien sûr il y a des précédents en Allemagne mais là aussi on est encore dans les balbutiements. Les fondateurs sont tiraillés entre la volonté de ne pas apparaître comme catholiques et la redécouverte des aspects authentiquement évangéliques de la tradition religieuse catholique, qui font partie du trésor commun où tous les chrétiens peuvent venir puiser. C’est à partir de là que la dimension œcuménique va pouvoir être honorée : « cette suivance du Christ est ce que nous avons précieusement en commun avec tous les autres chrétiens, dans la radicalité à laquelle chacun est différemment appelé » , constate sœur Bénédicte après avoir commenté le décret du Concile Vatican II sur l’adaptation et le renouveau de la vie religieuse. Laissons donc sœur Bénédicte nous donner son mémorial, qui va de l’œcuménisme intra protestant à la vie fraternelle partagée avec ses sœurs catholiques. Sœur Bénédicte nous rapporte que Caroline Malvesin avait dans sa vision de l’unité de l’Église, le désir de se hâter, comme Marie en route vers Élisabeth, qu’elle tempérait avec la nécessité des petits pas, dans le cheminement concret pour ne pas risquer d’engendrer de nouvelles divisions.

Belle synthèse de vision spirituelle et de pragmatisme.
P. Jérôme Bascoul

Éditorial

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