Éditoriaux du Père de Cagny, supérieur du séminaire

Décembre 2020

« Le prêtre diocésain, comme toute personne consacrée, est reconnu comme un « homme de Dieu », parce qu’il est attaché à Dieu et qu’il l’annonce. Comment les séminaristes sont-ils formés pour devenir ces hommes de prière au service de l’annonce de l’Évangile ?

Autour de Noël, la vie du séminaire prend chaque année un relief tout à fait particulier, qui dit quelque chose de la diversité des moyens utilisés pour accomplir cette formation. Ce fut tout d’abord la fête du Séminaire, le jour où l’Église fête l’Immaculée Conception. Nous nous sommes joints aux chapelains et aux chanoines de la cathédrale, dont c’est aussi la fête patronale, pour célébrer avec notre évêque ce moment de communion diocésaine autour de la Vierge Marie. A l’approche de Noël, nous sommes partis tous ensemble au Foyer de charité de Tressaint, en Bretagne, pour y vivre une retraite spirituelle, prêchée cette année par Mgr Didier Berthet, évêque de SaintDié (Vosges). Une occasion de nous recentrer sur l’essence même de notre vocation : la configuration au Christ Bon Pasteur, l’intimité de notre communion avec l’unique prêtre, Jésus Christ.

À la suite de cette retraite, nous avons vécu un temps missionnaire de deux jours, les 22 et 23 décembre. Nous le vivions chaque année à Notre-Dame, dans la cathédrale et sur son parvis. Les circonstances nous ont poussés vers d’autres chemins de mission, sur un autre parvis : celui des Halles et de Saint-Eustache, où nous avons été accueillis par l’équipe pastorale pour inviter les passants à entrer dans l’église, à goûter la beauté du mystère de la foi, la grandeur de l’incarnation, à confier leurs intentions de prière, leurs espoirs, leurs joies, leurs souffrances. Ce déplacement de Notre-Dame à Saint-Eustache nous a donné de rencontrer une population différente : non plus le touriste, français ou étranger, désireux de visiter Notre-Dame, mais le consommateur en quête de cadeaux, pressé de reprendre le RER avec les paquets qu’il posera chez lui au pied du sapin, ou peut-être devant une crèche. Enfin, c’est dans chaque paroisse accueillant les séminaristes que ces derniers ont vécu les festivités de la Nativité.

Oui, vraiment, autour de Noël, la formation des séminaristes aiguise à la fois leur communion avec le Christ, avec l’Église, avec le monde. Pour être envoyés proclamer la Bonne Nouvelle, à l’instar des bergers et des mages que nous avons suivis pendant ce temps de Noël. »

Père Olivier de Cagny, Supérieur du séminaire

Source : Vocations n° 206.

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