Faire son deuil

Chrétien ou non, celui qui rencontre la mort d’un proche est rudement éprouvé. Impossible de cacher ou de nier le déchirement.

« Ce n’est pas possible ! » A une réaction de déni, fait souvent suite la colère, ou même la révolte, contre Dieu, contre le monde… ou contre nous-mêmes. Une avalanche de « si… » nous submerge parfois, comme une manière détournée de nier encore un peu la réalité : « s’il était là… s’il avait été bien soigné… ». Et le chagrin peut même nous mener au découragement. Ces étapes du deuil sont compréhensibles, presque normales, mais elles doivent être un chemin vers la lumière et l’acceptation. Chaque deuil est unique, et il demande toujours un travail, parfois long. Dans le chemin du deuil, l’étape de l’inhumation est importante, c’est un au revoir au caractère sacré. Choisir et préparer un accompagnement funéraire dans le respect de la personne humaine est déjà une preuve de l’attention portée à nos défunts.

« Souvent, indique Christian de Cacqueray, directeur du Service catholique des funérailles, ce sont les familles endeuillées qui m’évangélisent ». Évidement, leur chagrin est visible car la séparation est bien réelle, mais vécue dans l’Espérance, cette séparation s’avère moins abrupte puisque la perspective du Ciel est là. « Ils sont comme mus par une force particulière qui leur donne un dynamisme étonnant, et vivant cette affliction dans la Foi, leur témoignage devient exemplaire. Il émane parfois d’eux une sérénité hors du commun. Comment expliquer que des parents qui enterrent leur fils sèchent les larmes des autres ? » La foi ne nous rend pas notre défunt mais elle éclaire mieux la réalité, instaure un nouveau type de relation avec lui, et donne la joie de préparer les retrouvailles. « Ces gens sont au cœur de la prise de conscience du deuil. » Le Seigneur permet l’épreuve mais Il envoie toujours la grâce qui l’accompagne. Vivre pleinement en chrétiens, c’est aussi être persuadé de cela. Entrons dans l’Espérance…

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