Homélie de Mgr Michel AUPETIT - Messes au Cœur Eucharistique (Paris 20e) et à Notre-Dame de Paris

Dimanche 3 juin 2018 - Fête du Saint Sacrement – Année B

- Ex 24, 3-8 ; Ps 115, 12-13.15-18 ; He 9,11-15 ; Mc 14,12-16.22-26

Les trois textes que nous venons d’entendre parlent d’alliance. Il s’agit de l’Alliance de Dieu avec les hommes. Il y eut d’abord l’Alliance avec un homme, Abraham. Puis ensuite, l’Alliance avec un peuple, accomplie par Moïse. C’est l’objet de notre première lecture. Enfin, il y a l’Alliance éternelle avec l’humanité tout entière grâce au Seigneur Jésus-Christ.

L’Alliance, c’est l’engagement dans l’amour, plus encore l’engagement par amour. N’est-ce pas ce que se disent les mariés en se donnant cette bague que l’on appelle alliance : « signe de mon amour et de ma fidélité ». Il s’agit bien d’un engagement réciproque.

Nous avons entendu sur quoi se fondait l’Ancienne Alliance : sur la fidélité du peuple à la Parole de Dieu. Le sang, qui est le signe de la vie, est versé pour moitié sur l’autel qui représente Dieu et pour moitié sur le peuple qui s’engage. C’est le sang de l’Alliance.

Dans la Nouvelle Alliance, le sang qui est versé n’est pas celui d’un animal. C’est le sang du Christ, c’est le sang du Fils de Dieu et en même temps le sang d’un homme puisque « le Verbe s’est fait chair ».

Il ne s’agit plus d’un symbole comme au temps de Moïse, c’est une réalité.

Le Corps et le Sang de Jésus sont le signe, non plus symbolique, mais réel de l’union de Dieu et des hommes en Jésus-Christ qui est Vrai Dieu et Vrai Homme.

A la sainte Cène Jésus dit : « ceci est mon corps, ceci est mon sang ».

Le pain ne représente pas le Corps de Jésus, mais il devient le Corps de Jésus. Sa parole réalise ce qu’elle dit.

Le sacrement est le signe efficace de la Vie de Dieu qui entre en l’homme : « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ».

Jésus parle de ce geste à reproduire comme un mémorial. Il ne s’agit donc pas d’une commémoration. Pour un juif, accomplir un mémorial, c’est rendre présent celui dont on fait mémoire. C’est une présence effective.

Quand nous entrons dans la vie, il faut que quelqu’un nous nourrisse. Mais ce n’est pas suffisant. On sait maintenant qu’un bébé qui n’est pas aimé, se laisse mourir.

Ainsi, par le baptême nous accueillons une nouvelle naissance à la Vie de Dieu. A la communion, c’est la substance divine qui vient entretenir cette Vie qui vient du Père. Il ne manque plus que l’amour. L’amour, c’est l’Esprit Saint qui nous est donné par Jésus et qu’il nous envoie d’auprès du Père.

+Michel AUPETIT, archevêque de Paris.

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