Homélie de Mgr Michel Aupetit - Appel décisif des catéchumènes à Notre-Dame de Paris

Samedi 9 mars 2019 - 10h00 et 15h00

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- Ep 4, 17-32 ; Ps 24 ; Mc 10, 46-52

Évangile de l’aveugle né, Bartimée

Chers catéchumènes,
Chers frères et sœurs,

Il y a dans vos lettres un mot qui revient presque toujours : la joie. Je crois, en effet, que le premier don fait à celui qui rencontre le Christ est cette de dilatation du cœur, comme les pèlerins d’Emmaüs qui marchaient avec Jésus et disaient : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route » (Lc 24, 32). Il y a bien tout d’abord une rencontre et nous comprenons très vite que cette rencontre va bouleverser notre vie.

Chacun de vous a un parcours particulier, unique. Mais tous vous avez fait la rencontre avec Jésus qui nous révèle Dieu son Père comme celui qui nous aime au-delà de tout et nous fait découvrir quelque chose de nous-mêmes. Car un regard d’amour qui se pose sur nous nous fait comprendre combien nous sommes précieux. Nous nous rappelons cette parole de Dieu lui-même rapportée par le prophète Isaïe : « Tu as du prix à mes yeux et moi je t’aime » (Is 43, 4).

Chacun a dans le cœur une petite lumière qui lui fait rechercher un au-delà de lui-même. Cette présence de Dieu en lui, cette image de Dieu inscrite en lui. C’est ainsi que certains d’entre vous se sont sentis bien, en paix, sereins en venant simplement s’asseoir dans une église. D’autres ont ressenti comme un vide, un manque, une sorte d’incomplétude. Il peut s’agir pour d’autres d’une certitude d’avoir toujours cru en Dieu malgré des oppositions ou des indifférences familiales. D’autres fois, c’est une extrême souffrance qui nous fait crier vers Dieu comme cet homme sur le chemin de Jéricho qui crie : « Fils de David, prend pitié de moi ».

Il y a une rencontre. Elle se produit parfois directement avec le Christ, d’autres fois par un envoyé comme pour cet aveugle Bartimée. Cet intermédiaire peut être un membre de notre famille, un ami, un professeur, un collègue qui relaie l’appel de Jésus : « Appelez-le ! »

Nous sommes souvent des intermédiaires, mais nous ne sommes que des intermédiaires. Nous sommes là simplement pour dire : « Confiance, lève-toi, il t’appelle ». Il arrive hélas parfois que ces médiateurs vous découragent comme dans cet évangile où ceux qui accompagnent Jésus cherchent à faire taire Bartimée.

Ensuite il y a la rencontre personnelle où Jésus se met à notre service : « Que veux-tu que je fasse pour toi » ? Il ne faut pas hésiter à demande vraiment ce qui nous tient à cœur. « Que je retrouve la vue ! » dit l’aveugle. Regardez cet homme. Il est courageux, enthousiaste et reconnaissant. Le voilà qui se met à suivre Jésus et ses disciples.

Cela me fait vous poser une question : après le baptême qu’allez-vous faire ? Le baptême vous fait devenir un membre du Corps du Christ. Vous serez le Corps du Christ. Comment allez-vous vous engager dans l’Église ? Il faut absolument que le lendemain de votre baptême vous ayez une place dans cette Église. Dans votre paroisse il y a bien des lieux où vous pouvez vous engager : dans la solidarité, dans une chorale, pour les maraude, Hiver Solidaire, l’organisation de la convivialité paroissiale, les groupes bibliques ou une formation. Le choix est important. Il vérifie votre engagement.

Aujourd’hui l’Église vous appelle. Elle confirme l’appel que vous avez reçu. Quand elle appelle, elle le fait au nom de Jésus. Jésus a donné sa vie pour vous. Comment allez vous lui répondre ? Devenir chrétien est assez facile. Il suffit de se laisser aimer, de s’abandonner dans les bras du Seigneur. Vous savez que ce n’est jamais pour s’endormir mais pour apprendre à aimer nous-mêmes comme le Christ nous a aimés. Alors, je vous souhaite une bonne route vers le baptême et soyez assurés de ma prière.

+Michel Aupetit, archevêque de Paris.

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