"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie"

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie… » Jean 14,1-6

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9 mai

Sainte-Geneviève des Grandes-Carrières (Sainte-Geneviève) 174 rue Championnet 75018 Paris France

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »


Beau passage de saint Jean au début du chapitre 14 de son évangile.
Ce passage est particulièrement porteur d’espérance. Méditons ensemble quelques phrases de cet évangile si importantes pour éclairer et nourrir notre vie particulièrement dans les moments les plus difficiles...

La première est cette affirmation de Jésus : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ». À travers cette parole, Jésus veut nous faire comprendre que la vie en Dieu, le partage de la vie de Dieu ne sont pas réservés à quelques-uns.
Les portes de l’amour de Dieu sont ouvertes à tout le monde, car chacun est aimé personnellement comme son enfant.
Chacun a sa place tout près de Dieu, tout près de son cœur. Jésus nous annonce que, dans la maison de son Père, il y a une place pour chacun de nous, croyants ou non.

Nous savons que Dieu ne regarde pas l’apparence, mais le cœur. Sa porte est toujours ouverte aux cœurs sincères, à tous ceux qui cherchent honnêtement la vérité, qui cherchent le sens de leur vie. Accueillons en ce dimanche cette parole si réconfortante !

La seconde parole de Jésus que je veux souligner est celle où il exprime sa volonté : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. ».

Lorsque nous méditons sur le mystère d’un Dieu fait homme, nous découvrons cette chose inimaginable : le Dieu infini, le Dieu tout autre, le Dieu que nous ne pouvons ni imaginer ni représenter, a voulu faire l’expérience de notre condition humaine, fragile, mortelle, il a voulu connaître d’expérience les difficultés, les joies, la souffrance d’un homme, et il s’est fait homme au milieu de nous en Jésus de Nazareth.

Ainsi, ce Jésus se veut totalement solidaire de notre condition humaine ; il a connu la souffrance humaine dans sa chair, et il est passé comme nous par la mort.
Mais, ressuscité et vivant pour toujours près de Dieu son Père, il ne peut envisager sa vie éternelle auprès du Père, sans que nous y soyons associés.

Et nous entendons cette parole de Jésus chargée de confiance et d’espérance : je veux « que là où je suis, vous soyez, vous aussi ! »
C’est pourquoi, comme le dit saint Paul : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 38).

Jésus ne veut pas être séparé de ses frères et sœurs que nous sommes, il veut que nous partagions pour toujours sa vie ressuscitée.
Quelle belle espérance nous donne cette volonté du Christ, car sa Parole est une parole de vérité et nous pouvons faire confiance à cette parole.
Notre évangile continue avec cette autre affirmation de Jésus :
« Pour aller où je vais, vous savez le chemin ».

Aussitôt après cette parole, viens la réflexion de Thomas. L’apôtre Thomas exprime son incompréhension : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Dans cette réflexion inquiète de Thomas, nous nous reconnaissons bien surtout en ces temps d’épreuve sanitaire mondiale et tout particulièrement lorsque l’épreuve nous touche au plus profond de nous-mêmes, dans notre être, il est normal que nous nous posions des questions, il est normal d’avoir des doutes concernant notre foi au Dieu d’amour.

C’est alors qu’il nous faut entendre la réponse de Jésus à son ami Thomas.
Jésus n’apporte aucun argument pour démontrer la valeur et la force de ce qu’il nous a dit, il nous demande simplement de lui faire confiance.

C’est à chacun de nous qu’il redit cette parole d’espérance : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. ».

Notre confiance s’appuie seulement sur la parole de Jésus, telle que l’évangéliste Jean nous l’a rapportée. Mais nous pouvons faire confiance à cette parole car toute la vie de Jésus, son enseignement, ses actions viennent confirmer la vérité de ses paroles : Oui, cet homme est vraiment habité par Dieu, ce qu’il dit, ce qu’il fait nous montre en vérité un chemin qui est un chemin de vie et de vérité.

Aussi, après avoir partagé dans notre désarroi, le doute de Thomas, nous pouvons faire nôtre la parole de l’apôtre Pierre et sa belle profession de foi : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » (Jn 6, 68-69).

Ainsi, cet évangile est un évangile d’espérance qu’il est bon de réentendre aujourd’hui. C’est un évangile d’espérance car il ne gomme pas nos interrogations et nos doutes, simplement il nous montre le visage de Jésus, et dans ce visage, nous découvrons un amour sans failles, un chemin de vérité et de vie, nous découvrons une promesse de vie par-delà la mort. Alors, dans une humble confiance, nous pouvons redire notre foi au Christ Jésus, lui qui nous permet de partager avec lui sa vie et sa résurrection.
N’est-ce pas cela que nous vivons dans cette eucharistie que nous célébrons "autrement".

P.Frédéric LANTHONIE.

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