Joseph, protecteur de l’Église

Depuis 1870, la figure de saint Joseph est fêtée, dans la liturgie catholique, le 19 mars. À cette occasion, de nombreuses neuvaines, prières, veillées de prière, etc. sont organisées. Car saint Joseph, « patron de l’Église », accompagne les fidèles, par son intercession puissante, dans les moments difficiles de la vie quotidienne.

© Jean-Michel Touche

On le représente souvent le visage doux et tendre. Paisible. Comme traversé par une intériorité suprême. De fait, saint Joseph, rappelle saint Jean-Paul II dans son exhortation apostolique publiée en 1989, Redemptoris Custos, est « dépositaire du mystère divin » de l’Incarnation. « Joseph brille entre tous par la plus auguste dignité, parce qu’il a été, par la volonté divine, le gardien du Fils de Dieu, regardé par les hommes comme son père. D’où il résultait que le Verbe de Dieu était humblement soumis à Joseph, qu’il lui obéissait et qu’il lui rendait tous les devoirs que les enfants sont obligés de rendre à leurs parents », explique le pape Léon XIII dans l’encyclique Quamquam Pluries. Nous sommes en 1889. Dix-neuf ans auparavant, son prédécesseur, Pie IX, déclarait officiellement saint Joseph patron de l’Église universelle. Il élevait alors, dans un contexte difficile pour l’Église, le 19 mars, comme solennité de l’époux de Marie. Dès lors, comme il l’a été pour elle, et Jésus, Joseph devient officiellement le protecteur de l’Église. Sa dévotion grandit chez les fidèles. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en premier. Elle lui consacre même un cantique. Cette dévotion ne s’est pas amenuisée au fil du temps. Au contraire, on ne compte plus aujourd’hui le nombre de prières, neuvaines, groupes et veillées de prières, organisés pour le prier.
À Paris, à l’église St-Joseph des Carmes (6e), on retrouve régulièrement sous la statue de saint Joseph, des papiers confiant une intention particulière. La paroisse St-Laurent (10e), elle, abritait jusqu’à peu un groupe de prière à son nom – il a été rattaché au groupe de prière du mardi de la paroisse. Sylvio en fait partie. Il y a un peu moins de dix ans, il a rencontré sa deuxième épouse grâce à lui. « J’étais veuf depuis une dizaine d’années, je ne pensais plus à refaire ma vie », raconte-t-il. Un jour, un groupe similaire rattaché à la paroisse St-Martin-des- Champs (10e) rejoint son groupe pour un événement. Sylvio rencontre parmi les participants Annie-Claude. Une amitié se créée. Puis, un peu plus. En 2012, Sylvio épouse Annie-Claude. En l’amenant à l’autel, sa mère lui souffle : « tu sais, tout jeune, je t’ai confié à saint Joseph. » « C’est incroyable ! », relit aujourd’hui le sexagénaire. Pendant toute sa vie, et dans tous les aspects de sa vie, Joseph veillait. De fait, Joseph, a cette particularité d’agir pour des causes de la vie quotidienne. « On le prie pour trouver un appartement, du travail, explique le P. Jean-Pierre Durand, curé de St-Joseph-Artisan (10e). Mais aussi, en tant qu’homme, figure du père d’une famille, pour trouver un époux, une épouse, résoudre des problèmes conjugaux, familiaux. » Selon le prêtre qui observe une certaine « efficacité » de son intercession, il touche d’autant plus les fidèles aujourd’hui parce qu’« il fait référence à des problèmes typiques de la société actuelle » : la place de l’homme, du père dans les familles, l’augmentation du célibat subi… En période de pandémie, il peut aussi être celui qui emmène sa famille à l’abri. Et qui prend soin d’elle.

Isabelle Demangeat @LaZaab

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