L’adhésion des réformés à la doctrine commune sur la Justification : un pas décisif pour l’œcuménisme

L’adhésion des réformés à la doctrine commune sur la Justification : un pas décisif
5 juillet, à Wittenberg en Allemagne, la ville où est née la Réforme en 1517, la Communion mondiale d’Églises réformées a officiellement adhéré au consensus œcuménique déjà atteint entre catholiques, luthériens et méthodistes sur la doctrine de la Justification. Cette question cruciale avait provoqué de graves dissensions entre réformateurs et autorités de l’Église catholique au XVIe siècle. La résolution de ce conflit permet aujourd’hui de progresser vers une meilleure communion spirituelle et ecclésiale entre protestants et catholiques.

Le 5 juillet, à Wittenberg en Allemagne, la ville où est née la Réforme en 1517, la Communion mondiale d’Églises réformées a officiellement adhéré au consensus œcuménique déjà atteint entre catholiques, luthériens et méthodistes sur la doctrine de la Justification. Cette question cruciale avait provoqué de graves dissensions entre réformateurs et autorités de l’Église catholique au XVIe siècle. La résolution de ce conflit permet aujourd’hui de progresser vers une meilleure communion spirituelle et ecclésiale entre protestants et catholiques.
Le texte commun, dit le Testament de Wittenberg, est publié dans nos documents.
Le Vatican était représenté par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens. Interrogé par Philippa Hitchen, notre collègue du service anglophone de Radio Vatican, il revient sur le sens de cette adhésion des Églises réformées à ce texte.
« Le moment de la Réforme, au XVIe siècle, un point fondamental de controverse fut la question de la Justification, c’est-à-dire comment devient effective dans le pécheur la grâce du Christ, le Salut. Dans le dialogue œcuménique, nous nous sommes rendus compte, catholiques et luthériens d’abord, que nous avons dans le fond la même vision de cette doctrine. Ceci a permis la signature de la Déclaration conjointe sur la Justification en 1999, puis, en 2006, l’Église méthodiste s’est associée à cette doctrine. Et maintenant la Communion d’Églises réformées fait de même. Ceci veut dire en pratique que l’Église catholique et toutes les Églises protestantes historiques ont la même vision théologique sur comment se fait le Salut. Et pourtant nous avons une base commune pour une grande collaboration, non pas seulement spirituelle mais aussi ecclésiale. Cela signifie que les Églises ont maintenant une base pour pouvoir collaborer beaucoup plus intensément.

Ces Églises de la Communion réformée veulent donner une insistance particulière sur la justice. Qu’est-ce que ce cela veut dire exactement ?
Elles veulent souligner que quand nous sommes justifiés devant Dieu par la grâce, nous avons pour cela déjà une responsabilité, un devoir : celui de travailler pour la justice dans le monde, qui est une conséquence naturelle de la justification.
Les réformés, les Églises réformées, ont ce sens de devoir souligner, dans le moment concret que nous vivons, l’importance de cet engagement avec la justice, de ce travail pour transformer le monde selon les règles de l’Évangile.

Et donc en termes pratiques que peut signifier cela ?
Cela peut signifier que au niveau local ou régional, catholiques, luthériens, méthodistes et réformés, tous ensemble, peuvent travailler ensemble pour la transformation de la société, pour apporter une aide à l’humanité souffrante.

Et donc redécouvrir en quelque sens ce « trésor caché », comme il est appelé, de l’enseignement social de l’Église catholique… ?
Devenir tous plus conscients du fait que, comme le dit souvent le Pape François, il ne suffit pas de croire de façon abstraite, mais que notre foi nous amène à travailler, à cheminer, à changer le monde.
(CV- Service anglophone de Radio Vatican)
2017-07-04 Radio Vatican

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