L’édito de la quinzaine

Le temps de la conversion.

L’été est là, après un printemps confiné ! Aujourd’hui, nous sommes dans une période de « déconfinement » : masqués, distanciés, mais plus libres de nos mouvements. L’été, c’est le temps de reprendre son souffle et de recharger les batteries en retrouvant le rythme de relations simples et vraies.

Cette année, beaucoup d’entre nous vont vivre un été plus restreint qui sera l’occasion d’intérioriser les évènements vécus ces derniers mois.

« Passer au tamis intérieur » ce qu’ont déposé en nous la solitude et le confinement, un sentiment accru de fragilité, les angoisses face au présent et à l’avenir, la traversée des deuils vécus avec trop peu de mots et de gestes…

L’été est là et il est le « bienvenu », pour nous permettre d’accueillir une clarté spirituelle, « une clarté qui vient d’en haut » et reconnaitre comment le Christ est présent à tout ce qui fait notre vie.

À nous de faire partie de ceux qui s’arrêtent pour prendre le temps de contempler et de remercier l’auteur et créateur de toute vie ! Comme le dit si bien Éric-Emmanuel Schmitt dans son roman, La Nuit de Feu : « Sur terre, ce ne sont pas les occasions de s’émerveiller qui manquent, mais les émerveillés ».

Le Pape François l’a rappelé : « Chaque crise contient à la fois un danger et une opportunité : l’opportunité de sortir du danger. » Aujourd’hui, je crois que nous devons ralentir notre rythme de production et de consommation, et apprendre à contempler la Création… Nous devons nous reconnecter avec notre environnement réel. C’est l’occasion d’une conversion.

Au début de l’épidémie de Covid-19, une grande solidarité s’est déployée, ainsi que les premiers signes d’une économie « plus humaine ou solidaire ». C’est le moment de franchir le pas décisif, de passer de l’abus de la Nature à sa contemplation. Nous avons perdu la dimension contemplative, nous devons la récupérer.

Ce que nous vivons maintenant est un lieu de métanoïa (conversion) : ne laissons pas nous échapper cette opportunité et allons de l’avant…

« Oui, il faut des vies qui manifestent le miracle de l’amour de Dieu. Non de puissance, mais de cohérence. Non de paroles, mais de prière... ».

Père Frédéric Lanthonie, Curé.

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