L’Église orthodoxe et les questions de sexe, de genre et de la sexualité : une conférence à Oxford

Du 16 au 19 août, un rassemblement international d’érudits, de pasteurs, de cliniciens et d’autres experts a eu lieu à Oxford. Il a été l’occasion de débattre des problèmes contemporains liés au sexe, au genre et à la sexualité en relation avec l’Église orthodoxe. L’objectif de la réunion non-officielle était de stimuler le dialogue entre des experts afin d’aider l’Église à discerner les réponses aux besoins pastoraux urgents, à la fois véridiques et sensibles aux problèmes pastoraux.

Du 16 au 19 août, un rassemblement international d’érudits, de pasteurs, de cliniciens et d’autres experts a eu lieu à Oxford. Il a été l’occasion de débattre des problèmes contemporains liés au sexe, au genre et à la sexualité en relation avec l’Église orthodoxe. L’objectif de la réunion non-officielle était de stimuler le dialogue entre des experts afin d’aider l’Église à discerner les réponses aux besoins pastoraux urgents, à la fois véridiques et sensibles aux problèmes pastoraux. Les participantes et participants qui soutiennent, défendent et adhèrent fermement aux enseignements et disciplines traditionnels de l’Église orthodoxe ont pris la parole aux côtés de ceux qui trouvaient ces enseignements et disciplines problématiques – et beaucoup de personnes ont présenté des perspectives selon un continuum entre ces positions. Tous et toutes ont convenu que le dialogue devait se poursuivre sur le même ton respectueux et gracieux qui caractérisait cette réunion.

Le colloque bénéficiait de l’appui du Conseil britannique (British Council) dans le cadre de la deuxième itération de son projet « Bridging Voices » (« Un pont entre les voix »). Il était organisé par un consortium de spécialistes de l’Université d’Exeter et du Centre d’études chrétiennes orthodoxes de l’Université Fordham.

Une cinquantaine d’érudits sont venus du monde entier. Ils apportaient une diversité d’expériences et de maîtrise professionnelles et représentaient un éventail de disciplines académiques comprenant la théologie, la philosophie, l’histoire de l’Église et le droit canonique, ainsi que des domaines des sciences naturelles et sociales. Le clergé orthodoxe de plusieurs juridictions, des activistes LGBTQ+ et des cliniciens étaient présents. Un petit nombre d’observateurs œcuméniques de l’Église d’Angleterre et de l’Église catholique ont également participé à ce colloque.

L’objectif de la réunion n’était ni de parvenir à un consensus immédiat ni d’émettre des déclarations communes, mais plutôt de stimuler le dialogue entre des experts, afin d’aider l’Église à discerner les réponses aux besoins pastoraux urgents, à la fois véridiques et sensibles du point de vue pastoral. La réunion était strictement officieuse : tous les participants et toutes les participantes étaient présents à titre privé et la hiérarchie de l’Église n’était pas impliquée de manière formelle. Cet arrangement, ainsi que le strict respect de la règle de Chatham House, ont permis à tous et à toutes de parler librement, sans craindre de fausses déclarations.

Les délégué(e)s au colloque ont participé à neuf ateliers. Les sujets abordés comprenaient les questions herméneutiques en écriture et tradition, l’anthropologie théologique, l’éthique, les défis pastoraux, les approches thérapeutiques, ainsi que la laïcité et les politiques publiques. Chaque session comprenait des présentations de stimulation suivies d’une discussion ouverte.

Les points de vue ont été entendus sous tous les angles. Les participant(e)s qui soutiennent, défendent et adhèrent fermement aux enseignements et aux disciplines traditionnels de l’Église orthodoxe ont pris la parole aux côtés de ceux qui les trouvaient problématiques – et beaucoup de personnes ont présenté des perspectives selon un continuum entre ces positions. Il est apparu qu’une gamme d’opinions et d’approches pratiques existe déjà au sein de l’Église.

Le dialogue authentique a démontré un profond respect pour les positions contrastées, ainsi qu’une volonté forte de coopération et de fidélité à la tradition orthodoxe. On a accordé toute l’attention non seulement aux enseignements et aux pratiques de l’Église qui émergeaient de sa conscience prémoderne et orientale, mais également à la nécessité de relever les défis de l’Occident moderne, qui en sont désormais venus à dominer le monde contemporain.

Ce rassemblement peut servir de modèle pour aborder les problèmes de sexe, de sexualité et de genre sans les récriminations et la polarisation qui caractérisent trop souvent cette discussion. En effet, cette réunion est sûrement unique à ce jour dans le monde orthodoxe dans sa capacité à créer un contexte d’hospitalité dans lequel tous les participantes et participants – conservateurs et conservatrices, progressistes et tout le reste – pouvaient s’exprimer et être entendu(e)s et vu(e)s dans toute leur humanité complexe en cours de processus de se rapprocher du Christ.

Quelles que fussent leurs positions, les participantes et participant au colloque ont convenu d’un certain nombre de points : La dignité de tous les êtres humains doit toujours être respectée. La violence doit être exclue. La compassion pastorale est essentielle. Le dialogue doit se poursuivre sur le même ton respectueux et gracieux qui a caractérisé ce rassemblement.
Jivko Panev - 24 août 2019
Source : https://orthodoxie.com › Actualités -

En bref

Horaire de messes
Faire un don
Trouver ma paroisse