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L’Évangile au pied de la lettre

Chronique de Mgr Renauld de Dinechin : Une collégienne me pose la question : « J’ai beaucoup de mal à comprendre comment il faut prendre les textes d’Évangile. Je crois qu’il ne faut pas les prendre au pied de la lettre, mais dans ce cas qu’est-ce qu’ils signifient ? Ont-ils été inventés ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? »

L’Évangile au pied de la lettre

Chronique de Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris.


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Chronique L’Évangile au pied de la lettre

Quel crédit peut-on apporter aux récits sur Jésus ? Faut-il les prendre au pied de la lettre ? Une collégienne me pose la question : « J’ai beaucoup de mal à comprendre comment il faut prendre les textes d’Évangile. Je crois qu’il ne faut pas les prendre au pied de la lettre, mais dans ce cas qu’est-ce qu’ils signifient ? Ont-ils été inventés ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? »

Elle ajoutait : « Puis-je me considérer chrétienne avec toutes mes questions ? Pourtant, il y a une partie de moi qui décide d’ignorer ces interrogations, qui décide de continuer à avancer, de croire naïvement ». Voilà un témoignage simple et crédible. Intelligence et volonté se rejoignent dans la décision de croire : c’est le sursaut de la foi.

Quel crédit peut-on accorder aux récits sur Jésus ? Pour beaucoup de chrétiens, c’est flou ! Du coup, toutes les religions sont mises sur le même pied. Non. Il faut affirmer que parmi les récits historiques de l’Antiquité – qu’ils soient païens ou religieux –, les Évangiles sont les plus solides au plan historique. Depuis le 19ème siècle nombre d’archéologues et d’exégètes ont scientifiquement travaillé : les faits sont crédibles.

Au cœur de l’Évangile : Jésus est mort à Jérusalem puis il est ressuscité. Quel crédit y accorder ? Les historiens ne peuvent se prononcer sur la matérialité de la résurrection. Mais ils reconnaissent que les témoignages de la première génération sont concordants. Pour le croyant, c’est sur ce témoignage que s’appuie la foi.

[Quand Jésus eu changé l’eau en vin à Cana, l’évangéliste Jean mentionne : « tel fut le premier des signes que fit Jésus. C’était à Cana et ses disciples crurent en lui ». Il est certain que Jésus fit des signes extraordinaires et que ce sont ces signes qui ont permis à ses disciples de croire en lui. Autour de Jésus, il y eu beaucoup de signes. De miracles. Ce fut encore le cas au début des actes des apôtres. Les miracles se sont raréfiés ensuite. Mais le signe qui demeurait crédible, c’était la communauté Chrétienne. Expérimenter la fraternité aide à croire].

[Un collégien me disait avec limpidité ce qui se passait en lui. Réflexion scientifique. Démarche de confiance. « Parfois mon esprit scientifique me perturbe concernant l’existence de Dieu. Je cherche alors des signes de sa présence et la prière me rassure ». Réflexion et prière. Raison et foi. Aucun chrétien ne peut faire l’économie de réfléchir et de prier. Raison et foi, ce sont les deux ailes qui permettent de prendre son envol dans la confiance.]

Quel crédit peut-on apporter aux récits sur Jésus ? La tentation, c’est de penser qu’on n’est sûr de rien. C’est le relativisme. La tentation, c’est aussi le regard matérialiste – en ne regardant que la matérialité de l’eau changée en vin, alors que l’enjeu c’est la joie de la noce. On regarde trop souvent par le petit bout de la lorgnette. Le secret, c’est de prendre contact avec le Christ, par la foi. Le Christ ouvre à une contemplation globale qui dilate le cœur et ouvre l’esprit.

Culture de l’appel : Chronique audio de Mgr de Dinechin

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