L’unité dépend de la présence du Seigneur (Matta El-Maskine 1919-2006)

« L’unité est un des désirs de Dieu que le Christ nous a révélés : ‘Qu’ils soient un en nous’. »
Un texte d’un moine de l’Église copte d’Égypte

L’unité est un des désirs de Dieu que le Christ nous a révélés : « Qu’ils soient un en nous. » C’est donc par le cœur qu’on la recherche et en lui qu’on le contemple, si toutefois le Christ est effectivement dans le cœur : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi. »

Si nous désirons une unité véritable, nous devons le demander et la rechercher en Dieu, en sa présence, et non pas comme un objectif séparé de Dieu, aussi théologique qu’il puisse être en apparence. L’unité sans la présence divine n’est rien de plus qu’une idée, un objet ou des vœux, mais en présence de Dieu, l’unité devient réelle et visible, débordante et vécue, de sorte que beaucoup déjà la vivent. Lorsque le Christ se rend présent au milieu de la communauté en conflit, la controverse doit cesser et chacun doit commencer à remplir ses yeux et son cœur de l’unité véritable, et préparer son être tout entier à recevoir l’unité et à la donner.

Le problème de l’unité est, de manière tranchée et décisive, celui de la présence du Seigneur, car c’est grâce à cette présence que les séparations prendront fin. Seul le Seigneur peut des deux faire un seul peuple et détruire la barrière qui les séparait. Ce problème comporte deux éléments : l’unité et la destruction des barrières. Ceci correspond au double commandement ; d’abord : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ensuite « Tu aimeras ton prochain ». La logique humaine voudrait d’abord détruire les barrières, afin d’accomplir l’unité, tandis que la logique de Dieu, exprimée au second chapitre de l’Épitre aux Éphésiens que l’on vient de citer, requiert que l’unité s’accomplisse d’abord, afin que tombent les barrières.

Nous voulons et nous demandons à Dieu, pour les Églises, une unité divine dans son apparence et son essence, unité qui transcende le temps.
Matta El-Maskine (1919-2006)
Extrait des Trésors spirituels des chrétiens d’Orient et d’Occident de Martin de la Roncière.

P.S. Le Père Matta El-Maskine (1919-2006), Égyptien, moine du monastère Saint-Macaire, dans le désert de Scété, fit l’une des grandes figures du renouveau spirituel de l’Église copte orthodoxe au xxe siècle.

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