La Brigada

Bertille Bak

Face à l’église Saint-Séverin, la Galerie Saint-Séverin présente du 30 janvier au 24 mars 2019 « La Brigada », une exposition de Bertille Bak. Alicia Knock, commissaire

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30 janvier au 24 mars

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La Galerie Saint-Séverin présente « La Brigada », une exposition de Bertille Bak. Alicia Knock, commissaire.

Exposition visible jour et nuit du 30 janvier au 24 mars 2019
4 rue des Prêtres-Saint-Séverin, Paris 5e. M° Cluny-la-Sorbonne, Saint-Michel.

- Vernissage mardi 29 janvier 2019 de 19h à 21h

Photo : La brigada, 2018, vidéo 12 minutes © Bertille Bak

Direction : Olivier de Bodman - Programmation : Alicia Knock - Coordination : Martine Sautory / Nathalie du Moulin de Labarthète
- Contact.

La Brigada

« En Bolivie, des hommes et femmes sans visage, des silhouettes fantomatiques essaient d’attirer le regard des passants en tapant sur de petites boîtes en bois.
C’est un appel à lustrer la chaussure souillée.
Leur uniforme de travail traduit tout le mépris porté sur ce métier ambulant et leur obligation d’invisibilité.
La vidéo "La Brigada" opère une bascule de la condition des travailleurs devenant les gardiens respectés de l’intégrité du soulier. »

Bertille Bak

Le point de vue de la commissaire

Bertille Bak, dont la pratique investit souvent les dispositifs collectifs de travail et de vie, procède par immersions successives. Au sein des communautés dans lesquelles elle se plonge, elle observe la répartition des rôles et la façon dont les espaces structurent les relations professionnelles comme humaines. A partir de ces observations attentives et toujours attentionnées, elle conçoit des objets filmiques, à la frontière du théâtre comme de la sculpture. Elle déploie ici une nouvelle fiction à partir de sa rencontre avec un groupe de cireurs de chaussures à La Paz. Souvent cagoulés, ils sont porteurs d’un geste complexe, immatériel et invisible, à la fois repérable et nomade dans la ville. Ce geste ambivalent, de transaction, d’oppression et d’affection, humiliant et quotidien, mais aussi rituel et magique, ouvre pour l’artiste un horizon d’imaginaire. Le geste trivial et inaperçu devient ainsi dans le film de Bertille Bak l’occasion d’une mystérieuse joute : combat rituel et carnavalesque de sublimation en hommage aux gestes des cireurs. Sous la forme d’un dispositif vidéo, objet et son, la boîte à chaussure traite ainsi la boite-vitrine comme un objet scénographique. Le geste des cireurs y investit un nouvel espace public comme religieux : l’agenouillement de la prière, le lavement des pieds, l’humiliation et la joie réciproque contenues par le soin des cireurs y déploient un réseau d’images intermédiaires, allant de la douceur à la violence. Le geste est pudiquement confié à l’attention des passants, dans la vitrine qui devient une discrète invitation à une "confession" sonore.


Bertille Bak

Née en 1983 à Arras, elle vit et travaille à Paris. Ancienne étudiante aux Beaux-Arts de Paris puis au Fresnoy, sa pratique conjugue vidéos, installations et dessins.
Son travail a notamment été présenté au MAC/VAL (FR), Palais de Tokyo (FR), EMST National Museum of Contemporary Art (GR), Mudam (LUX), MAMVP (FR), Centre culturel de Genève (CH), Schirn Kunsthalle Frankfurt (DE), Palazzo Grassi (I), Musée des arts contemporains du Grand-Hornu (BE).
Cette année finaliste du Mario Merz Prize, Turin.
Elle est soutenue par la Galerie Xippas (Paris, Genève, Montevideo) ainsi que The Gallery Apart (Rome).

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