La confirmation interpelle aussi les adultes

Les collégiens et lycéens du diocèse de Paris sont environ 5000 à recevoir le sacrement de confirmation cette année. Une occasion pour les adultes qui les entourent de redécouvrir la foi.

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670 adultes seront confirmés cette année à Paris
Photo Yannick Boschat

« Grâce à ma confirmation, j’ouvre une porte qui s’était refermée peu à peu. » Valérie Maire, 47 ans, marraine de baptême d’un jeune confirmand, paroissienne de St-Christophe de Javel (15e), fait partie des 300 adultes qui seront confirmés à N.-D. de Paris lors de la Vigile de Pentecôte. Outre les quelque 5 000 jeunes parisiens qui feront leur confirmation cette année, 670 adultes recevront le sacrement. Parmi eux, ceux qui ont cheminé grâce à la confirmation de leur enfant semblent de plus en plus nombreux. Un phénomène constaté notamment par le P. Bruno Guespereau, vicaire de N.-D. de Lourdes (20e). Cette année, dans sa paroisse, sept parents de confirmands ont exprimé le désir de se préparer à la confirmation. « Ils ont réalisé qu’il leur manquait quelque chose dans leur vie de baptisés, que Dieu pouvait encore le leur donner, explique le P. Guespereau. C’est formidable de voir combien cette démarche est mue par un appel très intérieur. Les trois quarts des adultes qui demandent la confirmation ne connaissent pas l’Esprit Saint, et encore moins le sacrement, mais ils sentent que c’est pour eux. » Un écho partagé par Valérie Maire : « Lors de la messe de confirmation de ma filleule, j’ai senti un grand besoin d’être confirmée. Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir fait cette démarche et je ressens le besoin d’approfondir ma foi et de mieux connaître l’Église. Je me sens renouvelée, et plus forte pour vivre ma vie quotidienne. Car c’est là que nous sommes attendus, en tant que témoins – pour ma part, en tant que mère de famille et médecin dans un service de soins palliatifs. En pensant à demander la confirmation, j’avais peur du regard des autres. Mais les fruits sont là : j’ai une amie qui sera confirmée en même temps que moi et trois autres qui vont s’y préparer. »

Appelés à témoigner

Toutes les aumôneries ne relayent toutefois pas le même élan et remarquent plutôt un retrait des parents. Mais pour le P. Christian Malcor, aumônier du collège Stanislas (6e), où 200 jeunes ont été confirmés le 15 mai, le sacrement porte malgré tout ses fruits au cœur des familles : « C’est un moment où les parents sont remis face à leur propre vie de foi, car ils réalisent que leurs enfants s’engagent, heureux, dans l’Église. » Une expérience vécue par Arnaud Bouthéon, paroissien de Ste-Odile (17e), qui redécouvre la portée de la prière en famille depuis la confirmation de ses deux enfants : « Je pense que notre mission de parents est avant tout de prier pour eux, devant eux, et avec eux. Cela paraît simple mais dans la durée, c’est une course d’endurance qu’il ne faut pas abandonner. Nous prions pour que l’Esprit Saint vivifie la flamme de notre foyer. » Responsable du catéchuménat à Paris, le P. Jean Laverton distingue trois catégories d’adultes demandant la confirmation : les fiancés, les parents de confirmands et les jeunes professionnels. « Dans un monde matérialiste, la démarche de tant d’adultes est une véritable espérance, analyse-t-il. L’Esprit Saint agit en nous pour nous faire intérioriser et vivre de la vie du Christ. S’il est physiquement invisible, son action est visible à travers nos “pauvres” vies, qui rendent témoignage à l’amour. » • Laurence Faure

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