La mort, passagère ?

C’est le thème de la première conférence de Carême donnée le dimanche 10 mars à 16h30, à la cathédrale Notre-Dame. Pour introduire son propos, le P. Guillaume de Menthière, théologien et curé de N.-D. de l’Assomption de Passy (16e), évoque l’épisode des pèlerins d’Emmaüs. Nous avons demandé à un catéchumène parisien de 23 ans, Axel, de réagir à cette image et à l’idée de la mort.

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Les Pèlerins d’Emmaüs par François-Xavier de Boissoudy (Galerie Guillaume).
© Galerie Guillaume

Paris Notre-Dame – Votre vision de la mort a-t-elle changé depuis votre conversion ?

Axel – Je suis d’un naturel optimiste et n’ai donc jamais vraiment été effrayé par ma propre mort. Je n’y pensais pas beaucoup. En revanche, depuis ma conversion, en 2017, j’ai pris conscience concrètement de cette vie éternelle qui s’ouvre après notre mort physique et que je ne soupçonnais pas. Depuis, j’avance dans la confiance durant cette vie terrestre, car je sais que je retrouverai dans l’au-delà ceux que j’aurai perdus sur Terre.

P. N.-D. – Dès lors, comment définiriez-vous la mort ?

A. – La mort humaine est un événement triste et douloureux pour tous. Mais comme le suggère le titre de cette conférence, je dirais que c’est un passage vers quelque chose de magnifique, qui nous dépasse complètement, si tant est que notre âme s’ouvre à l’amour de Dieu, une fois « passée de l’autre côté ». Voir le Seigneur face à face, c’est quelque chose d’incroyable. Beaucoup de mes amis non-croyants ne partagent pas cette espérance que j’essaye de leur transmettre. Concrètement, la perspective de mourir me fait vivre avec plus de douceur. Je relativise beaucoup certaines contrariétés de mon quotidien. Dans le credo, j’aime à dire avec conviction que « je crois à la vie éternelle ». Ces derniers mots du Symbole des Apôtres s’achèvent sur la plus grande des promesses : celle de poursuivre dans la vie éternelle, toutes nos relations humaines nouées dans l’amour.

P. N.-D – Dans l’Évangile, les pèlerins d’Emmaüs, tristes, n’ont pas immédiatement compris la Résurrection. Vous sentez-vous proche de cette image ?

A. – Oui, car elle incarne la faiblesse de l’homme terrestre, dépassé par la puissance de Dieu. Parfois, nous n’arrivons pas à entendre ce que veut nous dire le Christ ; alors il faut se rappeler qu’il nous donne sa paix. Personnellement, il m’est encore difficile de mesurer la puissance de la Résurrection. Si celle de l’âme me paraît indéniable, celle du corps me laisse perplexe. Mais j’ai fait le choix de croire et je ne souhaite pas le faire « à moitié » ! Je pose un acte de foi et les réponses viendront en leur temps.

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