Le cardinal Parolin dénonce la persécution des chrétiens dans le monde actuel

Dans le cadre du Festival des religions organisé à Florence, le Secrétaire d’État du Saint-Siège s’est exprimé au sujet des persécutions anti-chrétiennes.

Dans le cadre du Festival des religions organisé à Florence, le Secrétaire d’État du Saint-Siège s’est exprimé au sujet des persécutions anti-chrétiennes.

Le cardinal Parolin était invité à Florence, aux côtés notamment du patriarche de l’Église apostolique arménienne, Karékine II, pour la clôture du millénaire de la basilique San Miniato al Monte, qui porte le nom d’un martyr arménien. Interrogé par le service italien de Vatican News, il revient sur l’actualité des persécutions :
Est-ce qu’il y a encore de la place pour la foi dans la société contemporaine ?
Je dirais qu’il y encore plus besoin de la foi dans la société contemporaine, justement parce qu’il y a le risque que l’homme se perde, comme cette accentuation forte de la dimension anthropologique : quand la transcendance est fermée, elle risque de mener l’homme à l’échec et de nombreux cris d’alarme qui proviennent de différentes parts disent justement cela. Donc la foi est justement le salut, la foi sauve l’homme dans sa dimension intégrale.

La rencontre entre des croyances différentes semble toujours plus difficile. Pourquoi ?
Je ne crois pas, car la rencontre entre des fois différentes est en acte depuis longtemps, il y a tout un dialogue interreligieux qui cherche à rapprocher les fois et à les faire collaborer dans de nombreux projets qui peuvent être d’utilité commune, de service au bien commun. Et peut-être que la difficulté naît au moment où il y a ces fondamentalismes… La défaite de la foi, de la vraie religion, empêche aux fois de dialoguer, mais quand il y a une recherche sincère du bien de tous et de chacun, je crois que les fois peuvent rencontrer de nombreux points communs, surtout pratiques.

Peut-on parler d’un nouveau martyre des chrétiens ?
Je crois que oui, aujourd’hui les chrétiens sont persécutés dans de nombreuses parties du monde. Moi je pense toujours à l’Évangile et à Jésus qui a décrit depuis le début la condition de ses disciples comme une condition de persécution et de refus de la part du monde.

L’Europe est en crise parce que les Européens ont perdu le sens religieux ?
Certainement, la perte du sens religieux, la perte de la référence à Dieu, est l’une des caractéristiques de notre société. Pour nous, c’est l’une des causes aussi de la crise européenne, de la crise de l’Europe, justement parce que les valeurs d’inspiration chrétienne devraient être les valeurs fondatrices. Quand Dieu vient à manquer, ces valeurs tombent aussi, et c’est alors que la crise arrive.
Source : Vatican news - 29 avril 2019

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