Le chemin de Thérèse d’Avila

Après Frédéric Ozanam, Padre Pio ou encore Catherine de Sienne, l’association Révélateur Productions lance sa nouvelle comédie musicale : Thérèse d’Avila, jouée à Paris en décembre 2019 et mars 2020. Une occasion de découvrir autrement ce modèle de sainteté toujours très actuel…

© F.B 2019/ Révélateur Productions

C’est l’histoire d’une professeure de lycée, Édith. Charismatique et réformatrice, elle raconte à ses élèves l’histoire de sainte Thérèse d’Avila, découverte après sa conversion au contact d’un sans-abri. Un double récit, mêlant la vie de la sainte espagnole et de la professeure en son lycée, raconté sur scène, à N.-D.-de- Grâce de Passy (16e), dans la comédie musicale Thérèse d’Avila. Spectacle produit par Révélateur Productions, association liée à la communauté des Frères de Saint-Jean, qui crée des comédies musicales autour de figures évangéliques, avec la participation de deux troupes de 170 jeunes, artistes et techniciens.
Après Frédéric Ozanam, Padre Pio, ou encore Catherine de Sienne, pourquoi Thérèse d’Avila ? « Nous avons à cœur de faire découvrir des saints méconnus à un public large, explique le P. Jean Marie Luc Brun, frère de Saint-Jean, fondateur de l’association et directeur artistique. Or en France, on connaît plus Thérèse de Lisieux et sa “pluie de roses”. Mais il ne faut pas oublier qu’elle doit son prénom à une autre, la “grande Thérèse”, pour laquelle elle avait une dévotion incroyable, puisqu’elle a lancé tant de femmes sur le chemin de la sainteté. Toutes deux docteurs de l’Église, elles ne s’opposent pas mais se complètent admirablement. »

Le message proposé par cette espagnole passionnée, éminemment contemplative et pleinement apostolique ? « En cet Avent, son message est parfait, reprend le P. Brun. Elle, la réformatrice du Carmel, nous aide à “réformer” nos vies un peu endormies. Elle nous alerte contre notre manque de ferveur, la routine, la mondanité : “Quel est ton chemin de conversion ? Va à l’essentiel. À l’intérieur de toi, il y a ce château intérieur de l’âme, qui te permet de retrouver ton Dieu.” » Et de continuer : « Thérèse d’Avila propose un chemin exigeant, mais il n’est pas mortifère. C’est un chemin d’amour pour notre société consommatrice de gadgets, écrans ou formules de bien-être. Elle vient nous dire que la seule chose qui peut véritablement nous remplir, est une vie de défis et de don, par amour et désir de Dieu. Cet amour est la seule chose qui restera, au milieu de nos crises sociales, morales, écologiques, qui nous font peur. Thérèse nous dit justement de ne pas avoir peur : en nous donnant au Christ dans la prière et la pauvreté et en nous déplaçant avec lui. »
Laure-Marie, 23 ans, co-scénariste, est aussi enthousiaste sur ce personnage qu’elle connaissait de nom, sans s’être jamais plongée dans sa vie. La jeune femme, en troisième année à l’École de comédie musicale à Paris (20e), relève le fondement de toutes les actions réformatrices de la célèbre carmélite : « Sa réforme du Carmel n’est pas issue d’une rébellion personnelle. Elle s’est laissé inspirer par Dieu. Elle nous trans¬met cette idée que tout seul, on est peu de choses. Tout vient de Dieu. » Mais le plus important pour elle, est la façon dont Thérèse d’Avila peut parler à la jeunesse et particulièrement aux adolescents. « À un âge où on se cherche, explique Laure-Marie, elle enseigne l’intériorité. Elle est la championne de l’oraison ! Cela peut aider beaucoup d’ados, familiers du bruit, à apprivoiser le silence. »

Laurence Faure @LauFaur

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