Le déminage des rives du Jourdan

Des églises abandonnées près de l’emplacement du baptême du Seigneur sur le Jourdain seront rouvertes lorsque seront achevés les travaux de déminage des lieux. Les rives du fleuve ont été une zone de combats entre Israël et la Jordanie et ont été couvertes de milliers de mines antipersonnel et antichars, d’obus et de bombes qui n’ont pas explosé. Et, bien que la paix ait été conclue en 1994, de longues décennies se sont passées avant que commence le processus de déminage du territoire en question.

Des églises abandonnées près de l’emplacement du baptême du Seigneur sur le Jourdain seront rouvertes lorsque seront achevés les travaux de déminage des lieux.
Des églises abandonnées près de l’emplacement du baptême du Seigneur sur le Jourdain seront rouvertes lorsque seront achevés les travaux de déminage des lieux. Selon l’Agence Reuters, ces églises pourraient ensuite être visitées par un nombre allant jusqu’à 500 000 pèlerins par an. Les rives du fleuve ont été une zone de combats entre Israël et la Jordanie et ont été couvertes de milliers de mines antipersonnel et antichars, d’obus et de bombes qui n’ont pas explosé. Et, bien que la paix ait été conclue en 1994, de longues décennies se sont passées avant que commence le processus de déminage du territoire en question.

Les deux pays affirment que le lieu du baptême de Jésus se trouve précisément sur leur rive respective, tandis que la Sainte Écriture mentionne seulement que « cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait », raison pour laquelle il est impossible d’établir l’endroit précis. Le premier témoignage sur l’existence d’un monastère situé près du lieu du baptême du Christ remonte au VIe siècle. Il y est mentionné que le monastère a été érigé sur les instructions de l’empereur byzantin Anastase Ier (491-518).

En 2002, les autorités jordaniennes ont ouvert l’accès au territoire où se trouvent les ruines des anciennes églises avec des inscriptions laissées par les pèlerins depuis des siècles. L’UNESCO a reconnu officiellement en 2015 ce lieu comme faisant partie du patrimoine mondial.

Sur la rive occidentale du Jourdain, occupée par Israël, a également été ouvert un lieu considéré comme étant celui du baptême du Seigneur, destiné aux pèlerins, avec des marches permettant à ceux-ci de descendre dans le fleuve. Cet emplacement est plus visité que celui de la rive jordanienne, mais les églises construites du côté israélien en 1930 sont encore inaccessibles.

L’organisation caritative écossaise Halo Trust récolte des fonds dans le monde entier pour le déminage des sites du conflit (il est connu qu’à un certain moment, l’organisation mentionnée était sponsorisée par la princesse Diana). L’organisation récolte quatre millions de dollars pour les travaux de déminage de ces emplacements de la rive occidentale. Les représentants de l’association disent que deux années sont nécessaires pour le déminage des églises « fantômes » abandonnées, lesquelles appartiennent à l’Église catholique romaine et à l’Église orthodoxe. Elles sont situées sur un territoire d’environ 100 hectares, fortement couvertes d’explosifs. Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne ont déjà donné leur accord pour ces travaux dangereux. La zone minée se trouve environ à un kilomètre de la zone déjà nettoyée de Qasr el Yahud, où se rassemblent des foules de pèlerins venus se baigner dans le fleuve. « Chaque année, plus de 450 000 touristes et pèlerins venus du monde entier visitent ces lieux, et nous sommes certains que l’économie connaîtra une plus grande prospérité après le déminage du territoire des églises et la reconstruction de celles-ci », a déclaré Ronen Shimoni, dirigeant du projet Halo Trust pour le déminage de la rive occidentale.

Le lieu du baptême du Seigneur a été miné à la fin des années 1970, et il est inaccessible depuis presque 50 ans aux touristes et aux pèlerins. C’est une zone militaire fermée, et on ne peut pas y prier n’y accomplir des célébrations. Les chrétiens, au demeurant, accomplissent volontiers leurs rites baptismaux sur la rive du Jourdain où, ces dernières années, ont été construites des églises de différentes confessions pour leurs pèlerins respectifs. Selon des spécialistes de l’organisation Halo Trust, dans les églises « fantômes », des pièges minés sophistiqués ont été installés par les militaires israéliens, ce qui complique fortement le travail du groupe de déminage, constitué de 35 à 40 sapeurs. Pendant la guerre, Israël a installé également un grand nombre de champs de mines le long de la rive occidentale du fleuve pour empêcher l’entrée d’éléments subversifs venant de Jordanie. « Nous nous attendons à devoir déminer 4500 objectifs. Il y a beaucoup de mines antichars, un bon nombre de mines antipersonnel, plusieurs centaines de munitions non explosées ou abandonnées, et aussi, ce qui est particulièrement dangereux, des engins explosifs artisanaux et des mines-pièges à l’intérieur de l’église » a annoncé Michael Heimann, officier du ministère de la défense israélien. Source : pravoslavie.ru

En bref

Horaire de messes
Faire un don
Trouver ma paroisse