L’Église
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Le mystère de l’Église diaconale

Chronique de Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris : « Le soir du jeudi saint, Jésus renverse les choses. C’est la découverte du beau visage de l’Église : chacun se met à genou devant l’autre pour le servir. Oui chacun devient serviteur de l’autre. Que l’Église est belle quand chacun est au service de son prochain ! C’est le mystère de l’Église diaconale. »

Chronique Mgr de Dinechin Le mystère de l’Eglise diaconale

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Chronique Le mystère de l’Église diaconale
Diffusée sur Radio Notre Dame les 14 et 16 avril

Cette semaine, les lycéens de la région parisienne sont très nombreux à se rendre en pèlerinage à Lourdes. 11 000 ! Au cours du pèlerinage, ils sont appelés à renouveler un geste que Jésus a fait avec ses apôtres : le lavement des pieds. Nous nous souvenons de la répulsion de Pierre : « Toi, me laver les pieds, surement pas Seigneur ! »

La chose qui a choqué Pierre, ce n’est pas qu’on lui lave les pieds. Cela était habituel. C’était un signe d’accueil quand les routes étaient poussiéreuses et les pieds fatigués. Ce qui choque Pierre, c’est que Jésus – le Maître - leur lave les pieds. Ce sont les serviteurs qui lavent les pieds des maîtres.

Le soir du jeudi saint, Jésus renverse les choses. C’est la découverte du beau visage de l’Église : chacun se met à genou devant l’autre pour le servir. Oui chacun devient serviteur de l’autre. Que l’Église est belle quand chacun est au service de son prochain ! C’est le mystère de l’Église diaconale.

Ici nous comprenons la raison d’être des diacres permanents. Toute l’Église est habitée d’une grâce diaconale. Nombreux sont les chrétiens qui ont accueilli cet appel à servir. Le ministère des diacres est là pour éveiller, réveiller la diaconie… et plus encore, pour accomplir le mystère diaconal des croyants. C’est le sacrement en Jésus-Christ. A l’ordination du diacre, l’évêque lui a posé la question : « Voulez-vous être consacré à la diaconie de l’Église par l’imposition de mes mains et le don du Saint Esprit ? »

Ne pensons pas qu’il y a d’un côté les bons qui aiment servir, de l’autre les égoïstes. Les choses sont imbriquées en nous. Dans notre personnalité, les choses sont contradictoires, comme me le disait la jeune Blandine de 12 ans : « Pour me présenter, j’aimerais vous exposer mes défauts : j’aime toujours avoir le dernier mot, je veux absolument tout comprendre, je veux être la meilleure dans tous les domaines, je fais souvent des préjugés et je m’énerve vite. Mes qualités : j’aide les autres, je suis à leur écoute, attentive à eux, j’aime sourire et rire souvent ».

La tentation, c’est l’égocentrisme. Chercher son intérêt en toute chose. Vouloir être servi. Le chemin, c’est de chercher le plus faible pour le servir. Il nous faut sortir de l’empire du « moi d’abord » et entrer dans le royaume du « don de soi.

Culture de l’appel : Chronique audio de Mgr de Dinechin

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