Le sacrement de réconciliation : "recevoir le pardon c’est renouer toujours plus profondément avec l’amour de Dieu"

C’est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis quelques années, on parle plus volontiers de "sacrement de la réconciliation" à propos de la confession. Le sacrement de la réconciliation par excellence est le baptême.

Si le sacrement de la pénitence est requis pour recouvrer la grâce après tout péché grave ayant remis en cause l’amitié du chrétien avec Dieu, il reste vivement conseillé même en dehors de toute faute « mortelle » à l’amour. Il est alors au service d’une délicatesse d’amitié, et c’est en ce sens que les reli­gieux doivent veiller à se confesser fréquemment, comme le leur demande l’Église.

Réconciliation d’amitié, la pénitence restaure le lien qui unit le péni­tent à Dieu et à l’Église. Les actes du pénitent sont la contrition ou sentiment douloureux d’avoir peiné Dieu et ses frères, la confes­sion orale des péchés, et la satisfaction proposée par le prêtre ; il est clair que la contrition est la plus importante et met en jeu, déjà, la grâce de Dieu.

L’absolution est l’acte du prêtre, représen­tant Dieu et l’Église. La liturgie de la pénitence implique donc une rencontre entre Dieu et un membre de son Peuple (voir Liturgie), en vue de restaurer ou de renforcer l’Alliance, au bénéfice du pénitent et donc de toute l’Église.
Sources :
- Définition "Réconciliation" dans le Lexique de La Conférence des Eveques de France
- Définition "Pénitence" dans le Dictionnaire du Portail de la Liturgie Catholique

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© Bruno Parnaudeau

Le témoignage de Cécile, 25 ans

"Recevoir le pardon c’est renouer toujours plus profondément avec l’amour de Dieu. C’est ainsi que je le vis depuis ce jour en 2005 où j’ai redécouvert la beauté de ce sacrement, après plusieurs années de désert spirituel.

Depuis lors, je vis toujours avec la même intensité le moment où le prêtre impose ses mains sur moi en disant que par la mort et la résurrection du Christ, le monde a été réconcilié et que par le ministère de l’Eglise, tous mes péchés sont pardonnés. Outre la paix qui comble mon âme lorsque j’ai confié mes péchés à un prêtre, c’est la joie du Christ ressuscité qui m’envahit ensuite discrètement mais durablement. J’ai pu expérimenter aussi que souvent lorsque je me sens triste ou découragée, c’est qu’il est temps de m’approcher de la source de la miséricorde : le Christ.

Peu à peu j’ai réalisé que le sacrement de réconciliation contribuait avec la prière à transformer mon cœur et à me sanctifier. Je crois profondément que le Seigneur abonde de grâces lorsque je reconnais ma faiblesse. Il me fortifie contre le péché.

Le sacrement de réconciliation est également un moment privilégié avec le prêtre seul à seul, pour recevoir des conseils. Je prie toujours avant pour que l’Esprit Saint l’éclaire et lui inspire ce que j’ai besoin d’entendre pour grandir. Et il y a très souvent une parole reçue qui me touche et m’aide à progresser. Pour moi, c’est une façon de faire un premier pas pour me détacher de mon péché, qui est parfois difficile à exprimer devant le prêtre, et pour me concentrer sur mon désir de me rapprocher du Christ.

Enfin en pratiquant régulièrement le sacrement de réconciliation, près d’une fois par mois de préférence, j’ai pris conscience que la fréquence du pardon reçu rend son recours plus aisé et que ma confiance en la miséricorde de Dieu a grandi."

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