Le sacrement de réconciliation

C’est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis quelques années, on parle plus volontiers de "sacrement de la réconciliation" à propos de la confession.

Recevoir le pardon c’est renouer toujours plus profondément avec l’amour de Dieu

Si le sacrement de la pénitence est requis pour recouvrer la grâce après tout péché grave ayant remis en cause l’amitié du chrétien avec Dieu, il reste vivement conseillé même en dehors de toute faute « mortelle » à l’amour. Il est alors au service d’une délicatesse d’amitié, et c’est en ce sens que les reli­gieux doivent veiller à se confesser fréquemment, comme le leur demande l’Église.

Réconciliation d’amitié, la pénitence restaure le lien qui unit le péni­tent à Dieu et à l’Église. Les actes du pénitent sont la contrition ou sentiment douloureux d’avoir peiné Dieu et ses frères, la confes­sion orale des péchés, et la satisfaction proposée par le prêtre ; il est clair que la contrition est la plus importante et met en jeu, déjà, la grâce de Dieu.

L’absolution est l’acte du prêtre, représen­tant Dieu et l’Église. La liturgie de la pénitence implique donc une rencontre entre Dieu et un membre de son Peuple (voir Liturgie), en vue de restaurer ou de renforcer l’Alliance, au bénéfice du pénitent et donc de toute l’Église.

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Comment ça se passe ?
Les suggestions du Vatican pour l’examen de conscience

Sources :
- Définition "Réconciliation" dans le Lexique de La Conférence des Eveques de France
- Définition "Pénitence" dans le Dictionnaire du Portail de la Liturgie Catholique

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Comment ça se passe ?

Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous puis de rencontrer un prêtre.

En pratique

Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ». Le prêtre béni alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession.

Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter brièvement son état de vie.

Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier. On peut examiner les manquements…
– envers Dieu
– envers mon prochain
– envers moi-même
« De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution ».

Ensuite le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi celui qui reconnaît ses fautes avec contrition.
– Il peut éventuellement essayer d’aider le pénitent par telle ou telle parole de conseil et de consolation,
– Il peut proposer une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile ou un signe concret de conversion. La pénitence est une manière de vérifier notre désir de vie nouvelle et de rendre grâce à Dieu en toute chose.
– Il invite à formuler un acte de contrition,
– Il prononce la formule d’absolution,
– Il invite à repartir dans la paix.

Actes de contrition

Père, Dieu de tendresse et de miséricorde,
j’ai péché contre Toi et mes frères.
Je ne suis pas digne d’être appelé ton enfant,
mais près de Toi se trouve le pardon.
Accueille mon repentir.
Que ton Esprit me donne la force
de vivre selon ton amour
en imitant Celui qui est mort pour nos péchés,
Ton Fils Jésus-Christ Notre Seigneur.

ou

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

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Les suggestions du Vatican pour l’examen de conscience

« Soyez parfaits comme votre Père est parfait »

L’examen de conscience permet de se préparer à recevoir le sacrement du Pardon.

© Traduction de Zenit, Constance Roques - L’original en italien se trouve dans le livret de célébration de la veillée présidentielle présidée par le pape François le 17 mars 2017, en la basilique Saint-Pierre, dans le cadre du carême.

Schéma général pour l’examen de conscience

1. Est-ce que je m’approche du sacrement de la Pénitence avec un désir sincère de purification, de conversion, de renouvellement de vie et d’une amitié plus intime avec Dieu ou est-ce que je le considère plutôt comme un poids, que je suis rarement disposé à prendre sur moi ?
2. Ai-je oublié ou volontairement tu des péchés graves dans ma confession précédente ou dans les confessions passées ?
3. Ai-je effectué la pénitence qui m’a été donnée ? Ai-je réparé mes torts ? Ai-je cherché à mettre en pratique les résolutions prises pour amender ma vie selon l’Évangile ?

À la lumière de la parole de Dieu, que chacun s’examine :

- I. Le Seigneur dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »

1. Mon cœur est vraiment orienté vers Dieu ; puis-je dire que je l’aime vraiment plus que tout et d’un amour filial, dans l’observance fidèle de ses commandements ? Est-ce que je me laisse trop absorber par les choses temporelles ? Dans mon agir, mon intention est-elle toujours droite ?
2. Ma foi en Dieu, qui nous a adressé sa parole dans le Fils, est-elle ferme ? Ai-je donné ma pleine adhésion à la doctrine de l’Église ? Ai-je eu à cœur ma formation chrétienne, en écoutant la parole de Dieu, en participant à la catéchèse, en évitant tout ce qui peut ébranler ma foi ? Ai-je toujours professé avec courage et sans crainte ma foi en Dieu et dans l’Église ? Ai-je tenu à me montrer chrétien dans la vie privée et publique ?
3. Ai-je prié le matin et le soir ? Ma prière est-elle un vrai entretien cœur à cœur avec Dieu ou est-elle seulement une pratique extérieure vide ? Ai-je su offrir à Dieu mes occupations, mes joies et mes douleurs ? Est-ce que j’ai recours à lui avec confiance même dans les tentations ?
4. Ai-je du respect et de l’amour pour le saint nom de Dieu ou l’ai-je offensé par un blasphème, un faux serment, ou en le nommant en vain ? Ai-je manqué de respect envers la Vierge Marie et les saints ?
5. Est-ce que je sanctifie le jour du Seigneur et les fêtes de l’Église en prenant part avec une participation active, attentive et pieuse aux célébrations liturgiques, et spécialement à la sainte messe ? Ai-je évité d’effectuer un travail non nécessaire les jours de fête ? Ai-je observé le précepte de la confession au moins annuelle et de la communion pascale ?
6. Existe-t-il pour moi « d’autres dieux », à savoir des expressions ou des choses auxquelles je m’intéresse ou dans lesquelles je mets ma confiance plus qu’en Dieu, par exemple la richesse, les superstitions, le spiritisme et d’autres formes de magie ?

- II. Le Seigneur dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ».

1. Est-ce que j’aime vraiment mon prochain ou bien est-ce que j’abuse de mes frères, me servant d’eux pour mes intérêts et leur réservant un traitement dont je ne voudrais pas que l’on use envers moi ? Ai-je été cause de scandale par mes paroles ou mes actions ?
2. Dans ma famille, ai-je contribué avec patience et avec un véritable amour au bien et à la sérénité des autres ?
Pour les différents membres de la famille :
– pour les enfants. Ai-je été obéissant à l’égard de mes parents, les ai-je respectés et honorés ? Les ai-je aidés dans les nécessités spirituelles et matérielles ? Me suis-je engagé dans l’école ? Ai-je respecté les autorités ? Ai-je donné un bon exemple en toute situation ?
– pour les parents. Me suis-je préoccupé de l’éducation chrétienne de mes enfants ? Leur ai-je donné un bon exemple ? Les ai-je soutenus et dirigés par mon autorité ?
– pour les époux. Ai-je été toujours fidèle dans mes sentiments et mes actions ? Ai-je fait preuve de compréhension dans les moments d’inquiétude ?
3. Est-ce que je sais donner de mon bien sans égoïsme mesquin, à celui qui est plus pauvre que moi ? Pour ce qui dépend de moi, est-ce que je défends les opprimés et est-ce que j’aide les personnes démunies ? Ou bien est-ce que je traite mon prochain avec suffisance ou dureté, surtout les pauvres, les faibles, les personnes âgées, marginales ou les immigrés ?
4. Est-ce que je me rends compte de la mission qui m’a été confiée ? Ai-je participé aux œuvres d’apostolat et de charité de l’Église, aux initiatives et à la vie de la paroisse ? Ai-je prié et offert ma contribution pour les besoins de l’Église et du monde, par exemple pour l’unité de l’Église, pour l’évangélisation des peuples, pour l’instauration de la justice et de la paix ?
5. Ai-je à cœur le bien et la prospérité de la communauté humaine dans laquelle je vis ou est-ce que je ne m’occupe que de mes intérêts personnels ? Est-ce que je participe, dans la mesure de mes possibilités, aux initiatives qui promeuvent la justice, la moralité publique, la concorde et les œuvres de bienfaisance ? Ai-je accompli mes devoirs civils ? Ai-je régulièrement payé mes impôts ?
6. Suis-je juste, engagé, honnête dans mon travail, désireux de rendre service pour le bien commun ? Ai-je donné la juste récompense aux ouvriers et à tous mes employés ? Ai-je observé les contrats et tenu mes promesses ?
7. Ai-je prêté l’obéissance et le respect dus aux autorités légitimes ?
8. Si j’ai quelque charge ou des fonctions de direction, est-ce que je ne me soucie que de mon profit ou bien est-ce que je m’engage pour le bien des autres, dans un esprit de service ?
9. Ai-je pratiqué la vérité et la fidélité, ou bien ai-je fait du mal à mon prochain par des mensonges, des calomnies, détractions, jugements téméraires ou violation de secrets ?
10. Ai-je attenté à la vie et à l’intégrité physique de mon prochain, ai-je offensé son honneur, ai-je abimé ses biens ? Ai-je procuré ou conseillé un avortement ? Me suis-je tu dans des situations où je pouvais encourager au bien ? Dans la vie matrimoniale, suis-je respectueux de l’enseignement de l’Église sur l’ouverture à la vie et le respect de celle-ci ? Ai-je agi contre mon intégrité physique (par ex. : la stérilisation) ? Ai-je toujours été fidèle, y compris dans mon esprit ? Ai-je gardé de la haine ? Ai-je été bagarreur ? Ai-je prononcé des insultes et des paroles offensives, fomenté des désaccords et des rancœurs ? Ai-je omis de manière coupable et égoïste de témoigner de l’innocence de mon prochain ? Au volant ou en utilisant d’autres moyens de transport, ai-je exposé au danger ma vie ou celle des autres ?
11. Ai-je volé ? Ai-je injustement désiré les affaires d’autrui ? Ai-je fait du tort à mon prochain dans ses biens ? Ai-je restitué ce que j’ai soustrait et ai-je réparé les torts causés ?
12. Si l’on m’a fait du tort, me suis-je montré disposé à la réconciliation et au pardon par amour du Christ, ou est-ce que je garde dans mon cœur haine et désir de vengeance ?

- III. Le Christ Seigneur dit : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait »

1. Quelle est l’orientation fondamentale de ma vie ? Est-ce que je m’encourage avec l’espérance de la vie éternelle ? Ai-je cherché à raviver ma vie spirituelle par la prière, la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, la participation aux sacrements ? Ai-je pratiqué la mortification ? Ai-je été prêt et décidé à juguler mes vices, à dominer mes passions et mes inclinations perverses ? Ai-je réagi aux motifs d’envie, ai-je dominé ma gourmandise ? Ai-je été présomptueux et orgueilleux, ai-je eu la prétention de m’affirmer au point de mépriser les autres et de me préférer à eux ? Ai-je imposé aux autres ma volonté, en bafouant leur liberté et en négligeant leurs droits ?
2. Quel usage ai-je fait du temps, de mes forces, des dons reçus de Dieu comme les « talents de l’Évangile » ? Est-ce que je me sers de tous ces moyens pour grandir tous les jours davantage dans la perfection de la vie spirituelle et dans le service du prochain ? Ai-je été inerte et paresseux ? Comment est-ce que j’utilise internet et les autres moyens de communication sociale ?
3. Ai-je supporté avec patience, dans un esprit de foi, les douleurs et les épreuves de la vie ? Comment ai-je cherché à pratiquer la mortification, pour compléter ce qui manque à la passion du Christ ? Ai-je observé la loi du jeûne et de l’abstinence ?
4. Ai-je conservé pur et chaste mon corps, dans mon état de vie, en pensant qu’il est le temple de l’Esprit Saint, destiné à la résurrection et à la gloire ? Ai-je gardé mes sens et évité de salir mon esprit et mon corps par des pensées et des désirs mauvais, par des paroles et des actions indignes ? Me suis-je permis des lectures, discours, spectacles, divertissements opposés à l’honnêteté humaine et chrétienne ? Ai-je été, par mon comportement, objet de scandale pour les autres ?
5. Ai-je agi contre ma conscience, par crainte ou par hypocrisie ?
6. Ai-je cherché à me comporter en tout et toujours dans la vraie liberté des enfants de Dieu et selon la loi de l’Esprit, ou me suis-je laissé asservir par mes passions ?
7. Ai-je omis un bien qu’il m’était possible de réaliser ?


Le témoignage de Cécile, 25 ans

"Recevoir le pardon c’est renouer toujours plus profondément avec l’amour de Dieu. C’est ainsi que je le vis depuis ce jour en 2005 où j’ai redécouvert la beauté de ce sacrement, après plusieurs années de désert spirituel.

Depuis lors, je vis toujours avec la même intensité le moment où le prêtre impose ses mains sur moi en disant que par la mort et la résurrection du Christ, le monde a été réconcilié et que par le ministère de l’Eglise, tous mes péchés sont pardonnés. Outre la paix qui comble mon âme lorsque j’ai confié mes péchés à un prêtre, c’est la joie du Christ ressuscité qui m’envahit ensuite discrètement mais durablement. J’ai pu expérimenter aussi que souvent lorsque je me sens triste ou découragée, c’est qu’il est temps de m’approcher de la source de la miséricorde : le Christ.

Peu à peu j’ai réalisé que le sacrement de réconciliation contribuait avec la prière à transformer mon cœur et à me sanctifier. Je crois profondément que le Seigneur abonde de grâces lorsque je reconnais ma faiblesse. Il me fortifie contre le péché.

Le sacrement de réconciliation est également un moment privilégié avec le prêtre seul à seul, pour recevoir des conseils. Je prie toujours avant pour que l’Esprit Saint l’éclaire et lui inspire ce que j’ai besoin d’entendre pour grandir. Et il y a très souvent une parole reçue qui me touche et m’aide à progresser. Pour moi, c’est une façon de faire un premier pas pour me détacher de mon péché, qui est parfois difficile à exprimer devant le prêtre, et pour me concentrer sur mon désir de me rapprocher du Christ.

Enfin en pratiquant régulièrement le sacrement de réconciliation, près d’une fois par mois de préférence, j’ai pris conscience que la fréquence du pardon reçu rend son recours plus aisé et que ma confiance en la miséricorde de Dieu a grandi."

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