Le secrétaire général du COE à la Fédération des Églises protestantes de Suisse : « L’œcuménisme n’a jamais été plus d’actualité »

Lors d’une visite à Berne les 4 et 5 novembre, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), s’est exprimé devant des responsables de la Fédération des Églises protestantes de Suisse sur le rôle du COE dans le développement futur du mouvement œcuménique.

Lors d’une visite à Berne les 4 et 5 novembre, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), s’est exprimé devant des responsables de la Fédération des Églises protestantes de Suisse sur le rôle du COE dans le développement futur du mouvement œcuménique.

Le pasteur Tveit s’exprimait à l’assemblée générale de la Fédération des Églises protestantes de Suisse sur la question « Où se trouve maintenant le mouvement œcuménique et où devrait l’emmener le COE à l’avenir ? »

D’ailleurs, on ne devrait pas tant dire que le mouvement œcuménique se trouve quelque part, car il est bien plutôt en marche, a remarqué le pasteur. « Je vois de plus en plus d’Églises et de personnes qui se saisissent de l’invitation de la 10e assemblée du COE à Busan en 2013 à prendre part au pèlerinage de justice et de paix, et à s’engager dans des actions transfor- matrices », a-t-il déclaré. « Je crois que le mouvement, qui est essentiellement un mouvement vibrant de renouvellement des Églises au nom du royaume, n’a jamais été plus d’actualité ».

L’œcuménisme est réellement la force dynamique de l’amour chrétien, qui est opposé à l’inertie et qui est source de renouvellement, a continué le pasteur Tveit. « Il nous contraint, en tant que disciples de Jésus à nous ouvrir toujours et partout, dans l’empathie, et à nous mettre au service des autres », a déclaré O. Tveit. « À l’inverse, d’un point de vue critique, on peut penser au christianisme œcuménique comme à une alternative authentique et un contre-témoignage au christianisme consumériste, au christianisme seulement thérapeutique, à l’évangile de la prospérité, au christianisme xénophobe et raciste, et aux formes nationalistes de christianisme. »

En d’autres mots, a dit le pasteur Tveit, l’œcuménisme est un mouvement constamment auto-critique qui renouvelle l’engagement chrétien. « Il exige et en même temps permet de transcender les limites étroites et l’esprit borné de nos intérêts égoïstes de race ou de classe ou même de confession ou de foi », a-t-il dit. « Je crois fermement que partout où les pèlerins du Christ et les communautés de foi sont prêts à dépasser les limites et les divisions de notre monde au nom de l’Évangile authentique, l’œcuménisme est vivant et s’épanouit. »

L’œcuménisme nous amène également à choisir une coopération créative plutôt qu’une insistance bornée sur la tradition, a conclu O. Tveit. « Ainsi, l’œcuménisme a beaucoup à offrir dans le monde en péril d’aujourd’hui : un amour bien enraciné et plein d’énergie, qui est également éveillé, critique et profondément responsable, et qui propose un modèle de coopération créative dont le monde a désespérément besoin. »

Dans un sermon, le pasteur a médité sur ce qui relie le monde à Dieu et à quel point le monde a besoin de réconciliation. « Le monde a besoin que le règne du péché prenne fin », a-t-il dit. « Nous avons besoin de nous réconcilier avec Dieu, les uns avec les autres, avec la création, et avec nous-mêmes. »
Photo : Valter Hugo Muniz/COE Source : COE - 6 novembre 2019

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