Le week-end de la Pentecôte sera « FRAT »

Le FRAT qui réunit tous les deux ans à Jambville les collégiens d’Île-de-France, se déroulera du 10 au 13 juin. Un rassemblement festif très attendu par les jeunes et les aumôneries.

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11 000 jeunes sont attendus cette année à Jambville
Photo : Fraternel

Ils étaient 21 participants en 1908. Cette année, ils seront 11 000. Tous les ans, le FRAT donne rendez-vous aux jeunes chrétiens d’Île-de-France, alternativement à Jambville et à Lourdes. Le thème du week-end sera : « Qu’as-tu à donner ? », en référence à l’Évangile de saint Jean : « Où pourrions-nous acheter du pain qu’ils aient à manger ? » (6, 1-15). Un axe qui aidera les jeunes invités, comme l’explique le P. Jean-Baptiste Sallé de Chou, directeur du FRAT, « à prendre conscience de leur richesse. Car, nous le croyons, Dieu nous a créés avec des talents. Mais à cet âge-là, les jeunes ont besoin d’aide pour discerner ce qu’ils sont prêts à mettre au service des autres ». De multiples activités sont donc prévues pour approfondir le sujet : des carrefours intitulés « Que donnes tu ? » et « Que reçois-tu ? », des temps liturgiques (Eucharistie, sacrement de la réconciliation), clôturés par la messe de la Pentecôte qui sera présidée par le cardinal André Vingt-Trois, en présence de huit évêques d’Ile-de-France. Répartis sur une vingtaine de « villages » de tentes, les jeunes auront aussi la possibilité de se rencontrer entre aumôneries et de discuter personnellement avec un prêtre. Mais le temps sera aussi à la fête. Les jeux, temps de louanges et veillées festives, animées cette année par le groupe de pop-louange Glorious, étant particulièrement attendus par les collégiens.

« Nous ne sommes pas seuls »

« Même si les jeunes y vont au départ pour s’amuser, ils vivent chaque moment à fond, insiste Marie-Christine Merlin, animatrice de l’aumônerie du collège privé Charles Péguy (11e). Par exemple, les temps de silence sous l’immense chapiteau sont impressionnants. Ils ont de quoi être bouleversés ! La fatigue annoncée et le fait de dormir sous la tente ne m’enchantent guère, mais je sais qu’il s’agit d’un moment exceptionnel. » Pour Raphaël Arenou, secrétaire général du FRAT, l’événement reste unique et permet, grâce au nombre, de marquer durablement les esprits. « C’est une pierre dans la vie de beaucoup de gens, explique- t-il. Ce rassemblement massif est une occasion pour les jeunes de découvrir qu’ils ne sont pas seuls. C’est différent de se dire catholique à 11 000, que seul face à ses copains du collège. » Une analyse confirmée par les chiffres d’un sondage réalisé en 2009 [1]. Parmi les participants, 57 % disaient vouloir rencontrer d’autres chrétiens. Et la majorité déclarait vivre sa foi et échanger avec Dieu, en premier lieu, par des temps de partage et, en second lieu, en allant à la messe. À la veille de l’édition 2011, le même écho se fait entendre. « Le FRAT, c’est un renfort. Cela nous permet de constater que la foi catholique n’est pas dépassée et que nous sommes nombreux du même âge à en vivre », témoigne Jeanne, 14 ans, de l’aumônerie du collège privé Charles Péguy (11e). Enfin, tous les organisateurs s’accordent sur ce point, le FRAT n’est pas une finalité en soi, mais un outil au service des aumôneries, complémentaire de leurs activités de l’année – à l’image des jeunes du collège Gauguin et des lycées Quinet et Decour (9e), qui vivront ces trois jours comme leur retraite de confirmation. • Laurence Faure

[1Sondage réalisé par le Fraternel et Bayard Presse en 2009, auprès de 613 collégiens venus au Frat.

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