Les Ancolies, temps de communion ecclésiale

Les Ancolies 2019 ouvrent leurs portes les 9 et 10 novembre prochains à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Ce rassemblement national des chorales liturgiques, créé il y a trente-trois ans, réunit tous les quatre ans près de 5 000 choristes venus de tous les diocèses de France. Le temps d’un pèlerinage, ils mettent en commun leur savoir-faire, au service de la liturgie. Les explications de Julien Courtois, président d’"Ancoli".

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Julien Courtois est président d’Ancoli et directeur du Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay (Haute-Loire).
© Philippe Cabidoche MVPro

Paris Notre-Dame – La XIe édition des Ancolies se réunit dans quelques jours à Lourdes. Quelle était l’idée, à l’origine, de ce rassemblement national ?

Julien Courtois – En 1986, les trois responsables de musique liturgique des diocèses de Dax (Landes), Luçon (Vendée) et Clermont-Ferrand (Puy-de- Dôme) ont souhaité organiser un grand pèlerinage national des chanteurs et choristes, en leur proposant un projet commun. L’idée était de leur permettre de travailler ce projet en amont, en regroupant les chorales par diocèse ou par province, puis de vivre un temps fort tous ensemble. Ces Ancolies sont d’abord un temps de communion ecclésiale, qui permet de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls, qu’une chorale est attachée à une communauté paroissiale, une cathédrale ou un sanctuaire. Et que ces communautés font partie d’un diocèse, lui-même intégré dans une province et que ces provinces font partie d’une Église. Ce rassemblement est aussi un temps de ressourcement pour ceux qui y assistent, dans la mission qui est la leur. Certaines de ces chorales, dans les diocèses les plus ruraux, sont un peu isolées. Pour elles notamment, ce rassemblement est un temps fort dynamisant.

P. N.-D. – Comment vont se dérouler ces deux journées ?

J. C. – Nous ne proposons pas de formation en tant que telle mais des temps de célébration, qui débuteront avec les laudes le samedi matin. Nous aurons également des temps de répétitions, qui seront pour les participants l’occasion d’apprendre des deux chefs invités, Caroline Gaulon, professeure de direction de chœur au conservatoire de Montpellier (Hérault) et Thibault Louppe, directeur des Petits Chanteurs de Lyon (Rhône) et maître de chapelle de la primatiale Saint- Jean. Ce travail en commun va permettre aux chefs de chœur de transmettre des éléments de technique qui nourrissent et donnent du sens.

P. N.-D. – Cinq mille personnes sont attendues. Un chiffre stable depuis quelques années. Quels sont les diocèses représentés ?

J. C. – Quasiment tous. Certains n’envoient que deux personnes, d’autres plusieurs centaines. Parmi les diocèses les mieux représentés figurent ceux qui ont une tradition chorale ancienne et encore vive, notamment l’Alsace, avec le diocèse de Strasbourg, celui de Luçon en Vendée, ou de Nantes en Loire- Atlantique. Avec le diocèse de Lyon, ils représentent le gros de notre contingent.

Propos recueillis par Priscilia de Selve @Sarran39

Stages d’été Ancoli organise également des stages de formation durant l’été. Le prochain stage national de chant et de musique sacrés aura lieu à Metz (Moselle), du 19 au 26 juillet 2020, en lien avec le Jubilé de la cathédrale de Metz.
Informations : ancoli.com

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