L’Église
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À Paris

À écouter : "Les œuvres de miséricorde corporelles : les malades, les prisonniers, les morts"

« [Après] donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, vêtir celui qui est dénudé, offrir un toit au sans-abri (...), les trois autres œuvres de miséricorde corporelles : assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts (...) rejoignent cette fois des situations spécifiques de détresse humaine : la maladie, la privation de liberté, le deuil. » Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

À écouter : Parler du péché, c’est culpabilisant et stérile !

« Connaître et reconnaître sa misère en vérité, sans scrupule ni auto-excuse, c’est un don de Dieu, un fruit de son amour qui pardonne. La miséricorde du Père est le chemin de dévoilement de mon péché et de libération de mon refus de le reconnaître. » Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

Nous avons parlé dans une précédente chronique des quatre premières œuvres de miséricorde corporelles qui visent à répondre aux besoins fondamentaux de l’homme : donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, vêtir celui qui est dénudé, offrir un toit au sans-abri. Voyons maintenant les trois autres œuvres de miséricorde corporelles : assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Elles rejoignent cette fois des situations spécifiques de détresse humaine : la maladie, la privation de liberté, le deuil.

Les malades, qu’ils soient atteints dans leur corps ou dans leur psychisme, sont des êtres en situation de souffrance, de dépendance et éventuellement de danger pour leur vie. Leurs besoins de soins, d’assistance et de compagnonnage en font pour nous des frères qui sont en attente de la venue de leurs frères. A travers eux nous attend le Christ devenu pauvre pour nous enrichir d’amour. Auprès de nos frères malades il veut enrichir nos cœurs d’attention et de respect, de l’écoute fraternelle et du partage silencieux.

Les prisonniers, privés de leur liberté nous sont désignés comme des pauvres à visiter. Jésus ne distingue pas les innocents incarcérés injustement, des coupables qui purgent une peine méritée. Ce sont tous des pauvres auxquels le Christ s’est identifié. Tous, délinquants, malfrats, criminels ou victimes de l’injustice des hommes, ils sont aimés du Christ venu libérer l’homme de la prison du péché. Tous sont confiés à la communauté des disciples de Jésus pour répondre à leurs besoins humains et leur apporter un soutien spirituel.

Si l’ensevelissement des morts laissés sans sépulture n’est pas un devoir mentionné dans l’Évangile, il est mentionné dans l’Ancien Testament comme une œuvre pieuse en obéissance à la volonté de Dieu. Depuis les temps préhistoriques, la sépulture des morts et les rites qui l’accompagnent, sont une manifestation de la dignité humaine face à la mort et un signe de la conscience de la vie dans l’au-delà. Aujourd’hui encore donner à des inconnus, morts dans la rue ou sans famille, des funérailles décentes exprime un message fort sur la dignité de l’homme et la valeur de toute vie humaine. Ces initiatives de rites funéraires, de mémoire et de prière pour les défunts portent un témoignage de miséricorde envers les abandonnés. Elles disent notre solidarité avec tous nos frères devant la mort et notre espérance pour eux en Jésus-Christ.

Chronique de Mgr Denis Jachiet

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