Les reliquaires à paperoles

Les reliquaires à paperoles sont assez répandus et pourtant, cela ne nous empêche pas d’admirer la minutie et la technique qui ont primé à leur confection.

Dès l’origine du christianisme, les corps saints, en particulier ceux des martyrs, furent l’objet de fragmentation. les saints vestiges multipliés, leur présence générait miracles, guérisons... et revenus pour les centres de pèlerinage.

Il y a les reliques primaires, éléments du corps des saints, et les reliques secondaires ou indirectes : linges, objets ayant touché les restes vénérés.

Après la Révolution, beaucoup de reliques ont été détruites. Les plus beaux reliquaires sont entrés dans les musées. Certaines reliques, sauvées par des personnes pieuses ont été rendues aux églises. Le réveil de la foi à l’époque romantique relance la dévotion envers les reliques des saints. La dévotion familiale réclame des reliquaires domestiques. Ils sont réalisés dans les monastères, souvent ornés de tout un décor de perles, broderies, et surtout papier découpé et enroulé appelé paperoles. Ces reliques sont rarement accompagnées de certificats d’authenticité... et pour cause ! 

( 1 ) Petit reliquaire à paperoles contenant 60 reliques assez invraisemblables : 

( 2 ) Ste Anne, Marie Madeleine, St Laurent, Constantin...

( 3 ) Saints Innocents, voile de la Vierge, relique de St Joseph !!!

( 4 ) Véritable tour de force, 365 reliques de tous les saints de tous les jours de l’année, rangées en 12 colonnes !

( 5 ) Suivant le même principe, élément d’une série de 12 reliquaires . Celui ci est le mois de novembre : en deux séries concentriques : Maclou le 15, Austremoine le 1er, Juste le 2, et Anien le 16

( 6 ) Les monastères travaillaient par séries de modèles. Élégantes arabesques, dans un joli cadre. Mais quant à croire aux reliques de la Vierge, Saint Pierre, Saint Paul et St Jean Baptiste...

( 7 ) Cette croix reliquaire contient en son centre un morceau de cire blanche . C’est ce qu’on appelle un "agnus dei" Ce petit médaillon porte sur une face l’empreinte de l’agneau pascal. Il a été fait avec la cire du cierge pascal mêlé au Saint-Chrème et béni par le pape lui-même.

( 8-9 ) Ces jolis reliquaires perlés contiennent quelques reliques qui sont peut-être authentiques : des tissus ayant touché aux tombes de Saint François de Sales et de Jeanne de Chantal qui reposent tous deux à Annecy. Or les Visitandines ont eu des ateliers de fabrication de paperoles...

Mis à part l’authenticité des reliques, le travail de papier roulé est souvent remarquable !

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