Lourdes Cancer Espérance : « Le pèlerinage du sourire »

L’association Lourdes Cancer Espérance propose, du 18 au 22 septembre, un pèlerinage à Lourdes (Hautes-Pyrénées) pour les personnes atteintes d’un cancer et leurs proches. Le but : « rompre la solitude », présente le P. Yannick André, aumônier de la délégation parisienne et curé de St-Christophe de Javel (15e). Il est encore temps de s’inscrire.

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© LCE 75

Paris Notre-Dame – Lourdes Cancer Espérance, qu’est-ce que c’est ?

P. Yannick André – C’est une association qui regroupe des personnes atteintes d’un cancer, leurs familles et amis. Créée en 1985, époque où le nombre de cas explose, par des personnes résidant dans les environs de Lourdes (Hautes- Pyrénées), elle a pour but de soutenir les personnes malades et de rompre la solitude que celles-ci peuvent vivre. Le cancer est une maladie qui isole car elle fait peur.

L’association avait donc pour but d’entamer une démarche de prière pour rompre cette solitude. Très vite, celle-ci s’est étendue en s’organisant autour de délégations et s’est articulée autour d’un temps fort : le pèlerinage qui se déroule au mois de septembre. L’idée est de rassembler, rapprocher et vivre dans l’espérance chrétienne. L’an dernier, près de 6500 personnes ont suivi ce pèlerinage. Parmi elles, 150 sont parties avec la délégation de Paris.

P. N.-D. – Comment se déroule le pèlerinage ?

Y. A. – Il dure quatre jours et s’articule autour d’un thème. Cette année, À Lourdes, avec Marie et Bernadette. Le pèlerinage est un moment de retraite, de ressourcement, pour les personnes malades et celles qui les assistent. Des temps de prière, une conférence, une procession mariale sont ainsi proposés tout comme l’onction des malades. Mais rien n’est obligatoire : les pèlerins sont libres de se reposer, d’aller à la piscine, à la grotte. On leur propose également des carrefours pour qu’ils puissent partager sur leur maladie, leurs joies, leurs difficultés. Cela leur permet de parler avec des personnes qui savent ce qu’ils vivent, ce que représentent les angoisses chez les médecins, celles liées au traitement, à la chimio, aux rayons ; des personnes qui comprennent ce que signifie être malade ou en rémission…

P. N.-D. – Proposer un tel pèlerinage n’est-ce pas entretenir un espoir de guérison miraculeuse ?

Y. A. – Il y a certainement, dans la démarche des personnes malades, une volonté d’être aidées. Mais je ne pense pas qu’elles y aillent avant tout pour guérir de leur cancer. Elles y vont surtout pour trouver les forces de continuer le combat contre la maladie et goûter à cette fraternité de gens qui se soutiennent dans la prière. À Lourdes, les commerçants et les habitants surnomment le pèlerinage de Lourdes Cancer Espérance, « le pèlerinage du sourire ». Les pèlerins ne sont pas dans le défaitisme, ils gardent le sourire, ils sont contents d’être là, de se sentir accompagnés et soutenus par Marie, par le Christ. Une femme m’a ainsi confié qu’en allant à la piscine, elle s’est sentie comme dans les bras de quelqu’un. Est-ce psychologique ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, cela a un sens : sentir que le Seigneur ne les abandonne pas. Finalement, le grand absent de ce pèlerinage, c’est le cancer. On le laisse à Paris pour être un peu tranquille.

Propos recueillis par Isabelle Demangeat

Plus d’informations et inscriptions
lce75.org onglet « Pèlerinage à Lourdes » ;
06 59 94 06 55.

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