Nazareth, une année pour se construire

Le sourire est chaleureux et l’abord facile. À 23 ans, Clotilde R. achève en juillet son année Nazareth à Notre-Dame de l’Ouÿe (Essonne). Un parcours de formation qui lui a permis de se construire personnellement et d’enrichir sa foi, avant de se lancer dans la vie active.

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© Priscilia de Selve

« Après cinq années d’étude assez denses et une fois mon diplôme de sage-femme en poche, je ne souhaitais pas enchaîner tout de suite avec un boulot. Je sentais qu’il me manquait quelque chose. J’avais acquis des compétences professionnelles, mais j’avais encore besoin de me construire. Et dans un métier où l’humain est au centre, je ne voyais pas comment on pouvait compter sur moi si je ne savais pas qui j’étais. » À écouter Clotilde R., on comprend vite le chemin parcouru en quelques mois. Le ton est assuré et le sourire immense. Assurément, la jeune femme de 23 ans qui nous parle n’est plus celle qui se posait, il y a quelques mois encore, toutes ces questions. « J’aurais pu voyager ou me lancer dans l’humanitaire. Comme beaucoup de jeunes, j’ai pensé partir. Couper totalement avec mes études. Mais quel sens mettre à tout cela ? » Car c’est bien du sens à donner à sa vie dont Clotilde parle ici. « J’ai compris que ce n’était pas le voyage que je recherchais en soi. J’avais besoin de me découvrir à travers l’autre, en me mettant à son service. Or, pas besoin d’aller très loin pour cela. » C’est donc à Notre-Dame de l’Ouÿe (Essonne) que Clotilde décide de poser ses valises durant un an pour vivre la formation Nazareth, proposée par le diocèse de Paris. « Je ne voulais pas nécessairement d’un truc “catho”, d’ailleurs j’avais pensé un temps à un service civique. Mais je me posais beaucoup de questions sur ma foi et aucune des propositions que je trouvais ne me convenait. Quand j’ai découvert Nazareth, j’ai compris que c’était cela que je cherchais. » Car si la dimension spirituelle est bien présente, toutes les autres le sont aussi. « Services, enseignements, et coaching assuré par un professionnel extérieur. Tout cela est compris dans la proposition. Et c’est ce qui nous construit. Car pour être solide dans sa foi, il faut aussi grandir dans toutes les autres dimensions de nos vies. » Arrivée en septembre dernier, avec trois autres jeunes femmes, Clotilde fait rapidement connaissance avec la « Frat », la communauté qui anime Notre-Dame de l’Ouÿe : trois couples de bénévoles, dont certains ont des enfants. Après une semaine d’intégration « fondatrice », les « Nazareth » – c’est ainsi qu’elles se désignent entre elles – débutent cette première année. Les lieux, les personnes, tout lui plaît. Les temps de service et d’enseignement alternent avec l’oraison et la vie en communauté. « Et le coaching, assuré une fois par mois, nous permet de nous appuyer sur nos forces et d’améliorer notre confiance en soi. Toutes ces activités se recoupent, s’équilibrent, s’unifient et nous construisent incroyablement. » A-t-elle trouvé, durant cette année, ce qu’elle était venue chercher ? « Bien au-delà de ce à quoi je m’attendais ! Si on ouvre une petite porte de notre vie à Dieu, et si on sait lui donner du temps, il nous répond de “ouf ” ! »

Priscilia de Selve

En pratique
La formation Nazareth reprend en septembre 2018.
Pour toutes informations et inscriptions : nazareth.notredamedelouye.fr

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