Notre Père : une nouvelle version ?

Le 3 décembre prochain, à l’occasion du commencement de l’année liturgique, la nouvelle traduction du Notre Père entre en vigueur : elle concerne une modification de la sixième demande que nous adressons au Père.

Pourquoi changer une prière qui nous est quotidienne et familière ? La traduction actuelle avait été adoptée en 1966, à la suite du dernier Concile dans un soucis d’œcuménisme. Cette traduction, quasi littérale, pouvait prêter à confusion et laisser supposer que Dieu tente l’homme. Or, nous dit l’apôtre : « Dans l’épreuve de la tentation, que nul ne dise : ‘ma tentation vient de Dieu’. Dieu, en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » Jacques 1, 13.

Dire désormais : « Ne nous laisse pas entrer en tentation », c’est entrer dans le sens profond de cette affirmation que Dieu ne nous abandonne jamais et qu’à aucun moment, nous ne pouvons douter de sa présence à nos côtés, pour faire reculer le mal avec lui.

La nouvelle traduction liturgique du Notre Père est l’occasion de rappeler que la recherche de la vérité ne s’épuise jamais ; notre mission de chrétiens et catéchistes est de tendre toujours plus, avec les enfants qui nous sont confiés, vers cette vérité dont le Christ s’est fait chemin.

Elle est aussi l’opportunité pour redire que la prière du Seigneur Jésus nous fait rentrer toujours plus dans l’intimité du Père et dans notre vocation d’enfant bien aimé ; à nous de la prier avec un cœur renouvelé.

Notre-Père enluminé à colorier
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PDF - 4.8 Mo
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