Projets officiels de la Nuit Blanche 2007

Pour la quatrième année consécutive, les églises de Paris, de plus en plus nombreuses, s’associent aux manifestations de la Nuit Blanche organisée et financée par la Ville de Paris dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre.

Un parcours d’émotions et de création contemporaine dans les églises catholiques de Paris

16 manifestations artistiques sont proposées en 2007 soit à l’intérieur, soit sur les façades, parvis ou narthex de 13 églises. Les curés et les communautés chrétiennes qui les accueillent, à la demande de la Ville ou de leur propre initiative, le font dans la double intention de manifester leur hospitalité vis-à-vis des artistes contemporains et de rencontrer à cette occasion un large public de personnes, des jeunes surtout, qui ne poussent jamais la porte d’une église. Pour un grand nombre de nos contemporains, c’est l’occasion de découvrir une oeuvre qui parle à leur sensibilité dans un contexte spirituel qui ajoute beaucoup à l’expérience intime qu’ils peuvent faire de cette oeuvre. L’église apparaît alors non plus comme un enclos séparé et vaguement étranger ou interdit, mais comme un lieu vivant où quelque chose d’une présence à soi et à l’autre est à découvrir. Quant aux artistes, ils ne souhaitent pas exposer leur oeuvre dans une église par facilité, mais pour ce surcroît de sens que trouve leur travail dans ce dialogue avec une spiritualité qui les a peu ou prou formés, et dont ils assument plus ou moins clairement l’héritage. Quelque chose comme un retour aux sources ou une nouvelle donne.

Beaucoup d’entre nous éprouvent des difficultés à comprendre et à aimer ces oeuvres. De fait, elles sont souvent déroutantes et difficiles d’accès. Il n’est pas inutile que nous fassions un effort pour entrer dans l’intelligence de ces formes et dans le travail de ces artistes qui nous rendent visite aujourd’hui. Peut-être le plaisir esthétique sera-t-il au rendez-vous en même temps que la joie de la rencontre.

Isabelle Renaud-Chamska

L’ensemble de la manifestation, orchestrée par Jean-Marie Songy et Jérôme Delormas, se déroule sur le trajet de la ligne 14 qui reste ouverte et gratuite toute la nuit.

Une manifestation itinérante concernant trois églises matérialise ce trajet le long de la Seine rive droite, où se déroule le plus grand nombre d’événements.

Projet itinérant : « Virginal Songs » par Francesca Stradivarius : chant et violon. Procession d’une église à l’autre, avec une « station » dans chaque église d’une heure environ : une voix humaine se demande ce qu’est la grâce qui l’habite.
- Église Notre-Dame-de-l’Assomption - Mission polonaise (1er)
- Église Saint-Roch (1er)
- Église Saint-Germain-l’Auxerrois (1er)

Église de La Madeleine (8ème) : « La confidence des oiseaux de passage » par Les Souffleurs, commando poétique. Des paroles poétiques ou sacrées sont chuchotées à l’oreille des passants à l’aide de cannes creuses. Tendre et jubilatoire.

Église Saint-Merri (4ème) : « Saint-Merri 360 » par Puce Muse. Musiques et images virtuelles produites par les nouvelles technologies avec la complicité du public, et projetées à 360° sur les murs de l’église embrasés de couleurs. Un feu d’artifice.

Église Saint-Eustache (1er) : « Real freedoms that people enjoy » ou « Des libertés réelles dont jouissent les hommes » par Lydia Dambassina. Installation dans la nef de tapis et de chaussures pour que l’homme prenne la liberté et le temps d’habiter le monde qui lui est donné.

Église Saint-Eustache (1er) : « Astral Body Church » par Pleix. Projections sur la façade de l’église d’un triptyque humoristique et grinçant en 3 dimensions sur le culte du corps.

Église Saint-Paul-Saint-Louis (4ème) : par Robert Stadler. Installation de ballons lumineux dans le volume du choeur. Un procédé d’anamorphose provoque l’interrogation et l’interrogation sur l’interrogation.
Projets associés

Église Saint-Roch (1er) : « Sans titre » par Vincent Beaurin : sculpture étrange à l’entrée de l’église. Mais qu’est-ce que l’étrange ? Chacun de nous n’est-il pas étranger à lui-même ?

Cathédrale Notre-Dame de Paris (4ème) : Chants de la maîtrise, improvisations à l’orgue et cracheurs de feu sur le parvis. Une nuit plus longue que les autres pour le monument le plus visité au monde.

Église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (4ème) : « Mirodrome » par l’Association Dazzle et Delight. Concert méditatif pour découvrir les connivences profondes entre la musique et le silence.

Église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts (12ème) : « Cris de la ville : paysages sonores, paysages urbains » par le Choeur de Chambre Les Cris de Paris. Deux créations musicales a capella en un concert d’une demi-heure donné une fois seulement dans la nuit : la musique fait entendre autrement les cris de la ville, le fracas des messages publicitaires et le souffle des prières silencieuses.

Église Notre–Dame-de-Bercy (12ème) : « Les disparus » par Fabien. Installation mécanique et sonore évoquant le souvenir des êtres que nous avons aimés. Les morts ne sont pas si loin de nous…
D’autres événements se situeront sur la rive gauche, au coeur historique de Paris.

Église Saint-Séverin (5ème) : « Après nous ? » : installation dans l’église et le cloître par Jean-Michel Vermersch ; expositions par Jean-Luc Dosanti et Didier Hamey. L’association de l’église et de la forêt ne date pas d’hier. L’une et l’autre sont pour l’homme des lieux de naissance ou de quête du sens.

Galerie Saint-Séverin (5ème) : « De Poussin aux Rolling Stones » par Claude Rutault. Petit théâtre crépusculaire pour libre promenade de l’esprit.

Église Saint-Sulpice (6ème) : « Écritures de lumières » par Jean Daviot. La caméra vidéo a capté les rayons de la lune sur l’eau, et les rend projetés dans le narthex en écritures énigmatiques et familières.

Pour connaître les autres réalisations et avoir les informations pratiques, il faut se reporter aux documents publiés et diffusés par la Ville avant la Nuit Blanche.

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