Rencontre avec les communautés évangéliques à Bangui (RCA)

Le 30 novembre, le Pape a rencontré les communautés évangéliques centrafricaines à la Faculté de théologie évangélique de Bangui, fondée en 1974… Le Pape a ensuite rappelé que la division des chrétiens est un scandale, parce qu’elle est avant tout « contraire à la volonté du Seigneur. C’est aussi un scandale face à la haine et à la violence qui déchirent l’humanité, face aux nombreuses oppositions qui s’élèvent contre l’Évangile du Christ. C’est pourquoi, tout en appréciant l’esprit de respect mutuel et de collaboration qui existe entre les chrétiens dans votre pays, je vous encourage à poursuivre sur ce chemin, en servant ensemble dans la charité. C’est un témoignage du Christ, qui construit l’unité ».

Le 30 novembre, le Pape a rencontré les communautés évangéliques centrafricaines à la Faculté de théologie évangélique de Bangui, fondée en 1974 par l’Association des évangéliques en Afrique, pour répondre aux exigences des Églises évangéliques du continent, et par laquelle sont passés quelque 650 leaders, accomplissant leur service dans les églises et institutions évangéliques de 21 pays africains. Le Pape a été reçu par le Doyen de la Faculté et trois membres de la Plate-forme interreligieuse qui a soutenu le processus de pacification nationale, par l’Archevêque de Bangui, le Président de l’Alliance des Églises évangéliques centrafricaines et l’Imam de Bangui :

« Nous sommes tous ici pour servir le même Seigneur ressuscité qui nous rassemble aujourd’hui. Et grâce au même baptême reçu, nous sommes invités à annoncer la joie de l’Évangile aux hommes et femmes de ce cher pays de Centrafrique », a dit le Saint-Père au début de son discours, après avoir reçu les salutations du doyen de la FATEB et du président de l’AEC. « Depuis trop longtemps, a-t-il ajouté, votre peuple est marqué par les épreuves et la violence qui causent beaucoup de souffrance. L’annonce de l’Évangile n’en est donc que plus nécessaire et urgente, parce que c’est le Christ dans sa chair qui souffre dans ses membres bien-aimés : les pauvres de son peuple, les malades, les personnes âgées, et les laissés-pour-compte, les enfants orphelins ou abandonnés à leur sort, sans guide ni éducation. C’est aussi tous ceux dont l’âme et le corps ont été meurtris par la violence et la haine, ceux à qui la guerre a tout pris, le travail, la maison, les êtres chers... Dieu ne fait pas de distinction parmi ceux qui souffrent. J’ai souvent appelé cela l’œcuménisme du sang. Toutes nos communautés sans distinction souffrent d’injustice et de haine aveugle que le démon déchaîne. Dans ces circonstances, je voudrais vous faire part de ma proximité et de ma sollicitude pour le Pasteur Nicolas, dont la maison a récemment été pillée et incendiée, tout comme le siège de sa communauté. Dans ce contexte difficile, le Seigneur ne cesse de nous manifester sa tendresse, sa compassion et sa miséricorde. Cette souffrance commune et cette mission commune sont une occasion providentielle de progresser ensemble sur le chemin de l’unité, et sont aussi un moyen spirituel indispensable. Comment le Père pourrait-il repousser la grâce de l’unité, bien qu’imparfaite, de ses enfants qui souffrent ensemble et qui, en diverses occasions, s’unissent pour servir leurs frères ? »

Le Pape a ensuite rappelé que la division des chrétiens est un scandale, parce qu’elle est avant tout « contraire à la volonté du Seigneur. C’est aussi un scandale face à la haine et à la violence qui déchirent l’humanité, face aux nombreuses oppositions qui s’élèvent contre l’Évangile du Christ. C’est pourquoi, tout en appréciant l’esprit de respect mutuel et de collaboration qui existe entre les chrétiens dans votre pays, je vous encourage à poursuivre sur ce chemin, en servant ensemble dans la charité. C’est un témoignage du Christ, qui construit l’unité ». Enfin, il a souhaité que, dans la perspective d’une pleine communion que nous désirons, il faudra ajouter à la persévérance et la charité, « le service de la prière et de la réflexion en commun, en vue d’une meilleure connaissance réciproque, d’une plus grande confiance et amitié. Je vous assure que je vous accompagnerai de mes prières sur ce chemin fraternel de service, de réconciliation et de miséricorde, un long chemin mais rempli de joie et d’espérance. Je demande au Seigneur Jésus, a-t-il conclu, de vous bénir tous, vos communautés et aussi notre Église. Et je vous demande tous de prier pour moi. Merci ».
Source : Vis

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