« Rendre compte pour l’argent donné »

Le 20 juin dernier, le bilan de la vie économique diocésaine pour l’année 2016 était présenté aux différents responsables économiques du diocèse. Économe diocésain, Philippe de Cuverville, nous en présente les grandes lignes.

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Philippe de Cuverville, économe diocésain.
© D. R.
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juin 2019

Paris Notre-Dame – Pourquoi présenter chaque année, aux curés et aux responsables économiques en paroisses, les comptes du diocèse ?

Philippe de Cuverville – À Paris, l’Église catholique vit essentiellement de la générosité des fidèles. Le diocèse doit rendre compte de l’utilisation de l’argent donné, et du bien-fondé de ce qui est réalisé. L’idée est d’être dans une attitude de transparence, pour que chacun puisse avoir une compréhension et une visibilité de l’activité économique de notre diocèse et de nos paroisses. Car si le but de l’Église n’est pas de « faire » de l’économie, l’économie participe à la vie du diocèse. Dans les Actes des Apôtres, saint Paul nous parle de la gestion des églises et de la nécessité de collecter de l’argent afin de soutenir les communautés de Jérusalem. Eh bien, à notre petit niveau diocésain, nous avons, nous aussi, à rendre compte et à nous préoccuper des questions temporelles.

P. N.-D. – Comment se portent les finances du diocèse de Paris ?

P. C. – Les finances du diocèse vont bien. Néanmoins, nous sommes confrontés à une difficulté croissante : les ressources ont tendance à baisser, alors que les emplois – c’est-à-dire les dépenses – augmentent. Pourtant, nous sommes très rigoureux quant aux dépenses, nous veillons à ce que celles-ci soient systématiquement contrôlées et vérifiées. Toutefois, nous devons faire face à des obligations administratives croissantes – travaux, payes, etc. – qui ont un coût. Or les ressources, basées essentiellement sur la générosité des fidèles, ne suivent pas. Si on regarde les chiffres, le denier de l’Église progresse légèrement, mais cette hausse cache une baisse très importante du nombre de donateurs, ce qui est évidemment très préoccupant pour les années à venir.

P. N.-D. – En quoi consistent les principales dépenses du diocèse ?

P. C. – Ce sont essentiellement les salaires et le traitement des prêtres, puis viennent les dépenses liées à l’immobilier. À Paris, une trentaine d’églises et près de soixante-dix presbytères appartiennent en propre au diocèse. Il faut donc entretenir et faire évoluer ces bâtiments, loger nos prêtres et maintenir en bon état nos bureaux.

P. N.-D. – Le diocèse utilise également une partie des dons récoltés pour des actions de solidarité. Lesquelles ?

P. C. – À l’extérieur, principalement afin d’aider les diocèses de la province épiscopale d’Île-de-France. Et au sein du diocèse, via nos mécanismes de solidarité, de trois types différents : les Barnabés, qui permettent aux paroisses qui le souhaitent de soutenir les projets immobiliers de paroisses plus pauvres ; la contribution volontaire de solidarité (CVS), pour venir en aide aux paroisses en difficulté. Et les aides directes du diocèse, qui viennent en complément des deux aides précédentes, afin de fournir un soutien ponctuel aux paroisses.

Priscilia de Selve

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