« S’ils ne peuvent aller au Panama, c’est le Panama qui vient à eux ! »

Les prochaines Journées mondiales de la Jeunesse se dérouleront du 22 au 27 janvier au Panama. Pour ceux qui ne peuvent se rendre sur place, le diocèse de Paris propose quatre journées calquées sur ce que vivront les jeunes pèlerins au Panama. Les explications du P. Cyrille Janssen, en charge de ces JMJ à Paris.

Paris Notre-Dame – Pourquoi avoir lancé, parallèlement aux Journées mondiales de la jeunesse qui se déroulent au Panama, ces journées, baptisées JMJ@Paname, à Paris ?

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Le P. Cyrille Janssen, vicaire à N.-D. de la Gare (13e), en charge de l’organisation des JMJ à Paris.
© Pierre-Louis Lensel

P. Cyrille Janssen – Beaucoup de jeunes parisiens ont eu la chance de pouvoir participer aux précédentes Journées mondiales de la jeunesse. Cette année, le calendrier – fin janvier, en pleine période d’examens – et le lieu ont fait hésiter beaucoup de ceux qui souhaitaient se lancer. Le diocèse s’est donc posé la question de savoir ce qu’il pouvait leur proposer : pourquoi ne pas leur faire vivre ici, à Paris, un temps fort, où on retrouverait tous les ingrédients qui font la joie et la réussite des JMJ ? S’ils ne peuvent aller au Panama, c’est donc le Panama qui vient à eux !

Nous invitons d’ailleurs tous les jeunes à venir le 15 novembre à la messe des étudiants qui se déroulera à 19h15 à Notre-Dame. Ils se verront remettre des flyers avec le programme et un exemplaire du Magnificat spécial JMJ, qui leur permettra d’entrer dans la préparation de ce temps.

P. N.-D. – À qui s’adressent ces jour nées et comment vont-elles se dérouler ?

C. J. – Elles s’adressent aux jeunes de 18 à 30 ans – à tous les jeunes – et pas uniquement aux catholiques. Ce point est très important, car si nous sommes ravis d’accueillir tous les chrétiens, avec des temps forts de catéchèse, de rencontres et de prière, il est essentiel que ces journées aient une dimension missionnaire. C’est bien le projet initial de saint Jean-Paul II, repris par ses successeurs : dire à tous ces jeunes qu’ils sont une lueur d’espoir dans notre monde et que c’est une chance pour eux de vivre ces journées, qu’ils aient la foi ou non. C’est pourquoi nous avons intégré des évènements clairement missionnaires : un cross le samedi matin, un concert le samedi soir, un petit-déjeuner caritatif le dimanche matin. À charge, pour les chrétiens, de venir avec des amis plus éloignés de la foi, plus étrangers à la vie ecclésiale.

P. N.-D. – Quelle est la thématique cette année ?

C. J. – C’est un thème marial, tiré d’un verset de l’évangile de saint Luc (Lc 1, 38) : « Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole. » C’est un très beau thème, car il interpelle chacun sur sa vocation. Quand la Vierge prononce ces paroles, l’ange Gabriel vient de lui annoncer que Dieu l’a choisie pour porter son Fils. Et si à cet instant, Marie ne comprend pas tout, elle fait confiance au Seigneur. Pour les jeunes, c’est l’occasion de laisser retentir en eux la parole de Dieu. Parole qui peut se manifester à travers une catéchèse, une discussion avec un autre jeune, pendant la procession mariale ou pendant le concert. Dieu utilise toujours des médiations pour venir toucher nos cœurs, et il attend des réponses. Ces mots de Marie nous invitent à la confiance, à l’audace et au courage. Et cela vient éveiller notre liberté. Quel est le sens de ma vie ? Comment puis-je la donner ? Pour des jeunes, c’est un thème idéal.

Propos recueillis par Priscilia de Selve

Les JMJ à Paname, du 24 au 27 janvier

Ouverture des inscriptions en ligne dès le 15 novembre et programme détaillé
sur le site jmjparis.org.
L’inscription est gratuite mais conseillée.
Elle est obligatoire pour le cross.

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