Théâtre d’ombres

Christian Boltanski

Galerie Saint-Séverin
Exposition de Christian Boltanski présentée du 15 novembre au 21 décembre 2007.

4 rue des Prêtres-Saint-Séverin - Paris 5e - M° : Saint-Michel, Cluny-La-Sorbonne.


"Théâtre d’ombres" de Christian Boltanski

Il est inutile de présenter Christian Boltanski, mondialement connu ; ses œuvres sont présentes sur tous les continents. Sa création, marquée par la réalité historique de sa naissance en 1944 dans une famille juive parisienne d’origine polonaise, se veut une réflexion sur la destinée humaine.

L'envers du décor, Christian Boltanski installant son oeuvre, Galerie Saint-Séverin, Paris, 2007 - ACF-P © IRC Le Théâtre d’ombres, commencé dès 1984, correspond à un moment capital dans le parcours de la création de Christian Boltanski pour qui l’empreinte du passé constitue la matrice de son œuvre. On a pu le voir au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, puis au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, et, en mars dernier, à Rome, dans une fenêtre du Palais Farnèse, dessinée par Michel Ange. Cette création est modifiée et renouvelée pour la vitrine de la Galerie Saint-Séverin, en ce mois de novembre ouvert par la Toussaint et la fête des morts.

Boltanski, Théâtre d'ombre 2, 2007, ACF-P© IRCOn y voit l’ombre portée de quelques figurines en métal découpé au ciseau comme de petits pantins dansant au souffle de la nuit ; ombres dansantes, plutôt joyeuses qu’inquiétantes, souvenirs des jeux et des peurs délicieuses des enfants pétris de mysticisme. Chaque visiteur y reconnaîtra quelque chose de lui-même, de ses terreurs nocturnes domestiquées par la projection théâtrale, de cette mort à venir qui l’habite déjà et avec laquelle il lui faut bien vivre en bonne intelligence.

Boltanski, Théâtre d'ombre 3, 2007, ACF-P © IRC.jpgCe « théâtre d’ombres », dans sa légèreté et sa gravité, est proche de la danse macabre, tradition chrétienne vivante dans l’Europe du Moyen Age, ainsi que des créations mexicaines pour la fête des Morts. On y retrouve aussi le mythe du Golem de la tradition juive. Une œuvre joyeuse qui vous arrête un instant au bord du chemin, lorsque la nuit gagne et qu’il faut conjurer les peurs.


La vie possible de Christian Boltanski par Christian Boltanski et Catherine Grenier, Le Seuil, collection "Fiction et Cie", 272 pages, 2007. Entre confession et psychanalyse, cette conversation entre Christian Boltanski et Catherine Grenier se poursuit sur une année entière (2005). Elle nous dévoile une vie longtemps cachée mais que le travail de l’artiste nous a depuis longtemps révélée, par bribes pudiques, véritables motifs conducteurs de sa création. Le travail de Catherine Grenier nous offre le luxe de nous sentir nous-mêmes les confidents d’un artiste immense qui porte avec grâce les blessures toujours ouvertes d’un siècle qui n’en finit pas de finir. IRC
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